Éclaircies



De l’opacité chronique qui règne dans les relations entre l’école et ses usagers surgissent parfois des éclaircies qui annoncent des jours meilleurs.
Ainsi hier matin à l’aube, je lis un mail signé par les parents d’un élève – envoyé à 00:44:00 GMT, tous les détails comptent lorsqu’on a besoin de réconfort ! – qui m’ont fait le plaisir d’accepter la veille au soir mon invitation à une séance d’information autour de la grammaire et de son enseignement aujourd’hui dans le canton de Vaud, une séance promise il y a quelques semaines déjà à l’occasion d’une réunion de parents.
Ils me remercient en faisant preuve de la gentillesse et de la bienveillance qui concourent si souvent à atténuer les peines et les remords de l’orateur, engendrés par le souvenir de ses imprécisions, de ses précipitations, de ses omissions – il faut s’y faire, les choses sont irréparables.
Au terme de leur message je lis : Votre proposition d’organiser d’autres soirées à thème trouve notre entière adhésion. Cette question du but de l’enseignement, en lien avec la quantification du travail scolaire, nous semblerait un sujet intéressant à débattre…
Je me prends à rêver…
Ce serait un soir de printemps, le mercredi 22 avril ou un matin, le samedi 24 avril, on nous aurait mis à disposition la bibliothèque du collège – qui s’appellerait Chez Nono – on s’assoirait autour d’une vraie table, avec de vraies chaises et on dirait la variété de nos attentes, l’irréductible, le possible, l’impossible, le nécessaire, le souhaitable… On prendrait avant de se quitter un apéritif, il ferait grand beau, les enfants joueraient dans la cour, etc.

Jean Prod’hom