Carrefour

Riau Graubon / 17 heures

On voudrait parfois qu’il s’épuise, tarisse, disparaisse ; qu’il renonce à ses grimaces, à ses sourires, à ses poisons. On voudrait qu’il se prenne dans les mailles du filet qu’il ravaude et se noie, on voudrait entendre ce qui revient lorsqu’il se tait, le vent, les moineaux, le lilas. On voudrait faire la peau à ce charivari, à ce charivari d’opinions et de jugements, à ce poudingue de croyances et de convictions, ce fatras de points de vue et de sentiments.
Vite ailleurs, oh pas loin et jeûner ; affamer ces démons qui m’ont nourri et m’épuisent, m’étouffent comme le lierre.