Poulailler (Célestin Freinet XXXIII)

Riau Graubon / 11 heures

Travail égale souffrance et peine, condition modeste, situation avilie dont la dignité commande de sortir le plus tôt possible. Jeu, compensation de l’effort servile, rayon de lumière dans la nuit, but ultime de l’ingéniosité de ceux qui n’en voient plus que la jouissance qu’il procure…
Ma mère ne manquait certainement pas de vernis pédagogiques. Elle m’a mis de très bonne heure au travail effectif et je me rappelle aujourd’hui encore avec émotion les satisfactions profondes que j’y éprouvais. […]
De tous ces travaux, je me souviens comme d’un soleil exceptionnel qui aurait illuminé mon enfance, alors que votre école a glissé sur moi comme les gouttes de pluie sur les pierres plates et lisses de la rivière.

Célestin Freinet, Oeuvres pédagogiques I,
L’Education du travail, 1949
Une éducation du travail

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