Préfargier

Marin-Epagnier / 12 heures

Cortège de petits nains ce matin, à cinq heures, et un cœur qui n’en fait qu’à sa tête. Balade avec Oscar, deux chevreuils quittent leur lit de ronces, trois autres se régalent dans un morceau du jour sur le chemin de la Moille-aux-Frênes. Mon cœur se remet en place, résolution.

Verveine et boulange au restaurant de l’Hôtel de Ville de Cudrefin, puis exploration de l’immense parc de Préfargier désert, avec au milieu une pierre qui rappelle la vie de l’habile et généreux commerçant AUGUSTE FRED MEURON. Belle maison calcaire jaune d’or ; tranchets de silex, pointes de flèches, de javelots, ciseaux, couteaux, peignes, gouges, grattoirs serrent les coudes dans deux petites armoires vitrées, ramassés dans les environs par Louis Mosimann, l’infirmier en chef de la maison de santé depuis 1863.

Verveine à la Capsule ; sur le tableau noir, la pensée du jour, hésitante : Tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais. Aux murs un poisson rouge, un hippocampe, un bateau à voile et une ancre. Une adolescente parle de l’asile à un ami qui est venu la voir : Tu vois Préfargier, c’est comme un aimant, si tu y vas une seule fois, c’est sûr que tu reviendras toujours.

Le camping de la Tène est désert ; les démolisseurs arrivent au bout, le cabanon est en miettes, la Thielle coule large. Je fais une halte à Montmirail. Au débarcadère du Landeron, j’apprends que tous les dimanches un bateau part de Bienne à 9 heures 45 et arrive à Morat à 13 heures. Retour à 14 heures 30, arrivée à Bienne à 17 heures 30.

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