Cimetière de Dizy

Dizy / 16 heures

Lecture du texte de Patrick Vincent qui s’est penché en 2006, à l’occasion de sa conférence inaugurale, sur les liens qui ont rapproché Louis Agassiz et Henry David Thoreau, leur position sur la question de l’évolution, leurs méthodes ; il y est question d’un hérisson mais aussi d’un renard :

Monsieur Agassiz était très surpris et ravi de découvrir la vaste collection que vous lui avez envoyée pendant son absence à New York ; il a installé le petit renard très confortablement dans le jardin où il se porte bien.

Cabot à Thoreau (1947 ?)

Je commande dans la foulée les premiers tomes du journal de Thoreau. A la véranda ensuite avec une verveine, leur nom est si proche.

Une cinquantaine de chardonnerets squattent la friche de Grancy ; j’ai le sentiment qu’ils s’habituent à ma présence ; une journée dans ce carré, de l’aube au crépuscule, devrait suffire à m’en faire des amis et faire de moi un poverello. Ils partagent le territoire avec quelques mésanges et un renard. Je continue par La Chaux jusqu’à Dizy, fais une photo de la curieuse tombe aperçue avec Arthur lorsque nous avions traversé le Plateau en juillet 2013. En face du cimetière le congélateur communal, un homme en sort, c’est le mari, il me raconte que sa femme a été fauchée il y a plus de vingt-cinq ans alors qu’elle traversait la route de Cossonay à cheval, elle était âgée de 34 ans ; les céramiques fixées à l’armature de ciment ont été réalisées par son beau-frère qui pote dans l’ancienne forge, j’y rencontre son fils qui apprend le métier.
Bois un jus de pomme à l’hôtel de La Croix Blanche à la Sarraz, embarque Arthur aux Croisettes. Louise a fait des biscuits de Noël avec deux enfants du quartier. Gnocchi ce soir, pesto et salade.

Ils se seront mis à deux, Johnny et d’Ormesson, pour annoncer aux crémières et aux sénateurs, aux maçons et aux baronnes, la fin d’une ère, celle des rebelles, des rebelles intégrés, branchés, aimés des familles et des dieux.

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