Route du village

Corcelles-le-Jorat / 16 heures

Je dépose Louise et ses amies à Mézières, continue jusqu’à la Croix-Blanche de Servion où j’écris devant une verveine qui refroidit. Il est près de 11 heures lorsque je rentre, balade avec Oscar, la neige fond.

Un titre, en se livrant sans qu’on y prenne garde, en appelle souvent un second. Et même s’ils ne seront vraisemblablement ni l’un ni l’autre retenus, ils resserrent miraculeusement le travail déjà fait, endiguent le sens et sa propension à déborder ; ils réduisent simultanément l’étendue de l’obscurité qui attend, en mettant à notre disposition un levier qui la soulève un bref instant et une  éphémère lampe de poche.

Sortir d’une prison est aussi difficile pour un détenu que d’y entrer pour un homme libre. L’institution pénitentiaire ne distingue pas un criminel d’un simple pékin et c’est tant mieux.

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