Juin 2019

– Ne serait-ce le petit débarcadère de l‘île Saint-Pierre ?
– Ça y ressemble. C’est en réalité sur les rives du lac de Neuchâtel, à Portalban. Image aperçue au mur du café du Vieux Four de Delley

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Dorigny

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Je t’en prie, lorsque dans mon âme ou dans la tienne tu découvres un dogme qui risquerait de nous séparer, tiens-le pour faux, aussi faux que le Diable. 

Thomas Carlyle

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– Extraordinaire semaine en compagnie de Julie d’Étanges, Saint-Preux, Claire d’Orbe et les autres. À Clarens, aux sources de la Veveyse et à Meilleries. On a croisé en cours de route les Moraves à Montmirail, Malan à Genève, John Nelson Darby à Rolle, Oberlin chez lui en Alsace, Alexandre Vinet et Eugène Rambert au cimetière de Clarens. Et d’autres. Ça fait une drôle de pelote.
– Qui connaît aujourd’hui les noms de Malan, de Darby, d’Oberlin ? Quelle surprise de les croiser sur le chemin d’un voyageur d’aujourd’hui ?
– On voyage aussi dans le temps. Par ailleurs, on croise bien des inconnus tous les jours, et on ne s’en étonne pas. Malan a préparé, à Genève, le terrain à Darby. Celui-ci aurait rencontré – j’en doute – Oberlin en Alsace, cet homme qui a accueilli, quelques décennies plus tôt, Lenz. Je fouille.


– Élevée dans la parole de Darby, je ne peux oublier son nom, même si j’ai quitté son chemin dès l’adolescence… Malan, ce nom me rappelait vaguement quelque chose, j’ai consulté Wikipedia, de même pour Oberlin… Aujourd’hui ce sont des inconnus ou presque…


– Mon mari, Gabriel, historien, a beaucoup écrit – et publié aussi – sur la période du Réveil. Ces noms me sont familiers comme ceux de personnes de mon entourage. Mais je ne les ai pas autant côtoyés qu’il l’a fait lui-même. Et j’en entends rarement parler maintenant, d’où mon étonnement. Un peu comme quand on apprend qu’un ami qu’on croyait mort vit toujours et que quelqu’un l’a croisé !

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Salanfe ou l’histoire d’une convoitise | Le promeneur retrouvera certainement quelque chose du « beau désert » de Javelle. Qui sait – peut-être se sera-t-il même surpris à trouver cette cicatrice dans la montagne belle, à trouver juste le droit de l’homme de transformer sa terre.

(Pierre-François Mettan)


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Roche, neige, eau, poussière d’ardoise (Tour Salière)

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Traversée de la première moitié du XIXe siècle – Genève, Londres, Bourdeaux… – en compagnie de poètes qui ont cru pouvoir fixer l’ancre de leur embarcation dans le ciel et un seul livre.

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Miel au Riau
tourne tourne
or et soleil
abeilles
images du fils

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Alpage d’Emaney, inalpe samedi prochain.

 

 

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