L'émeute à Fontainebleau



Quoique le narrateur du récit classique – disons du récit sur lequel on demande à l’élève de se pencher à l’école – dispose de moyens, au demeurant assez pauvres, pour modifier l’ordre des événements ancrés dans ce qu’on a coutume de nommer le réel, on parle communément du récit comme quelque chose qui avance, qui accélère, qui débraie ici ou là, qui tombe en panne parfois, comme si le récit était un mobile qui allait résolument, mais non sans heurts, de l’avant. L’habitent le plus souvent des personnages qui, d’événement en événement, vont eux-aussi de l’avant, attachés à la résolution de ce qui s’est compliqué au commencement.
Au cours de ce périple qui les ramène à quelques pas du bercail qu’ils ont quitté ou dont le destin les a arrachés, les personnages traversent des mondes, des paysages, des espaces incommensurables que la narration rapproche.
Si les événements se succèdent dans un ordre précis, comblés par une nécessité interne, on ne saurait en dire autant des mondes sur le fond desquels se déroule la succession des événements. Passent les personnages, et le lecteur qui les suit servilement, de monde en monde, des mondes juxtaposés comme les décors au théâtre.
Avec d’autres je me suis demandé si le récit aujourd’hui ne constituait pas d’abord et avant tout l’occasion unique de visiter l’insaisissable milieu, s’il ne devait pas sa survie à la fragile main courante qu’il offre à l’homme de s’y rendre, d’en revenir sans s’y perdre et de lever quelques amers pour l’avenir en direction duquel nous allons à l’estime.
Le récit est le lieu par la médiation duquel l’homme élabore la carte rêvée dont nous sommes encore infiniment éloignés, le récit n’est donc pas mort, nous ne disposons aujourd’hui que d’un patchwork.

– Car enfin que reste-t-il d’un récit lorsqu’on a suivi pas à pas ceux qui l’ont fait avancer ?
– Presque rien ! Un rien invisible, enfoui, qui recèle autant de valeur que l’objet qui transite dans le jeu du furet, aucune !
– Il reste Fontainebleau.
Les feuilles autour d’eux sussuraient, dans un fouillis d’herbes une grande digitale se balançait, la lumière coulait comme une onde sur le gazon ; et le silence était coupé à intervalles rapides par le broutement de la vache qu’on ne voyait plus.
– Il reste 1848.
Quelquefois, ils entendaient tout au long des roulements de tambour. C’était la générale que l’on battait, pour aller défendre Paris.
– Et Frédéric Moreau, l’un des furets de l’Education sentimentale, qui nous fait passer de l’un à l’autre, qui nous fait entendre au coeur de Fontainebleau le coeur de Paris :
– Ah ! tiens ! l’émeute !

Jean Prod’hom

La note de l'absente



Tout au long de la journée j’ai attendu. J’ai attendu que l’élève qui nous a quittés il y a un mois m’envoie par educanet l’article promis. Ce mercredi c’était son tour et, le jour de son départ, il m’avait confié, ému aux côtés de sa maman, près du banc nouvellement placé en face de l’entrée de la classe 11, qu’il me ferait parvenir son article.
J’ai attendu donc – diffusément – jusqu’au soir. Avant de me coucher, j’ai jeté un dernier coup d’oeil dans ma boîte aux lettres, j’espérais peut-être secrètement que nous ne soyons pas tous déjà complètement oubliés… Cet espoir fait-il partie de nos métiers ? Est-ce une faute professionnelle ? La nuit fait son travail, tout cela est oublié.
Et pourtant, j’ai beau me sermonner depuis quelques minutes, quelque chose insiste, quelque chose comme une pensée, une bouffée de pensée, une pensée lointaine, sans forme, archaïque, une de ces pensées qui ne nous lâchent pas. Je sais qu’elle ne se retirera que lorsque je lui aurai donné l’esquisse d’une forme…
Je m’inquiète, je m’inquiète pour l’espèce, dont l’une des particularités constitutives est de pouvoir manquer à ce qui la fonde, de pouvoir être anéantie par ce sans quoi elle ne saurait être. Tout homme peut en effet retirer le gage qu’il a engagé, tout homme peut tromper celui qui lui fait confiance, tout homme peut manquer à sa promesse. Mais quelle serait l’identité de l’homme sans les engagements et les promesses à travers lesquelles il devient et demeure ? (Si la confiance, l’engagement et la promesse ne trouvent pas leur place dans les programmes ne nos écoles, c’est d’abord parce que ceux-ci les supposent. Nous avons donc pour tâche prioritaire de les maintenir vivants.)
Quoi qu’il en soit et en guise de réparation je substitue mon geste à celui de l’élève. Et je reprends espoir. N’est-ce pas l’élève qui nous a quittés il y a un mois qui fonde en dernier ressort ces lignes.
Je n’ai plus à ouvrir ma boîte aux lettres, son texte m’est bien parvenu, comme promis.

Jean Prod’hom

Dimanche 9 novembre 2008

Je relis aujourd’hui la note d’un élève publiée sur le blog de la classe 11 vendredi passé. Je repense à sa genèse et à son histoire qui me semblent exemplaires.
D’abord l’élève ne veut pas à tout prix être original, il s’arrête modestement sur un point qui l’aiguillonne.
Quelles sont les règles d’utilisation des prépositions « à » et « chez ». C’est une question, écrit-il que « je me pose presque quotidiennement lorsque je me rends en ville ».
N’étant pas en mesure de résoudre seul cette difficulté, ou pour vérifier certaines de ses hypothèses, l’élève se lève et fait des recherches, s’enquiert à gauche, s’enquiert à droite. Immanquablement celui qui cherche trouve, en l’occurrence un site qui lui fournit une petite règle.
Commence alors le lourd travail de rédaction, il s’agit pour l’élève de rendre aux deux voix ce qui leur revient, de les entremêler sans que l’une dévore l’autre, la sienne qui interroge et la voix du site québécois qui répond : polyphonie.
L’élève réussit dans cet exercice difficile et pourtant si essentiel ; il maintient en effet à bonne distance les deux voix, les conjugue sans les confondre. On insistera jamais assez dans notre métier sur le travail à entreprendre sur cette question si l’on ne veut pas continuer à recevoir des travaux qui ne sont que des copies à peine transformées de textes d’inégale valeur, que des élèves s’attribuent sans gêne et qu’ils signent sans l’ombre d’une inquiétude.
C’est à l’école certes de faire en sorte que les connaissances de l’élève croissent, mais c’est à l’école de prendre les mesures nécessaires pour que l’identité de chacun ne soit pas bafouée.
Avant de le publier, nous passons une bonne demi-heure à régler encore quelques aspects de son texte, des points de détail qui mènent souvent si loin, au coeur des problèmes. Je passe un de ces moments qui enchantent les enseignants désormais prêts à se battre pour reculer l’âge de la retraite.
Je lui envoie alors un mot, qu’il ne croie pas que la demi-heure passée à reprendre quelques points de son texte entame la valeur de celui-ci, je le félicite pour l’indépendance de son esprit, la recherche honnête qu’il a effectué sur internet, du temps important qu’il a passé à la rédaction de son texte, des égards dont il a fait preuve pour l’orthographe et la syntaxe du français. Et je conclus par l’évocation de l’excellent moment que j’ai passé à retravailler son texte avec lui.
Par retour du courrier, je reçois un mot de remerciement. Je décide de reculer plus encore l’âge de ma retraite.

Jean Prod’hom

Le silence

Une élève posait au fil de sa note une question qui me met mal à l’aise. J’y reviens aujourd’hui.
– Quel serait le sujet de nos conversations, si nous savions tout ? demande-t-elle.
Cette question me hante depuis longtemps, elle me hante et me dérange à la fois. Je la comprends bien parce que, plus d’une fois, je me suis trouvé mal à l’aise lorsque, au coeur d’une relation ou d’une communication, un mauvais silence s’installait. Simultanément, c’est une question que je ne peux pas entendre sans un immense malaise – un malaise semblable à celui que j’ai évoqué à l’instant – parce que cette question suppose dans ses plis que nos conversations ne sont là que pour nous divertir d’un silence que nous serions dans l’obligation de rejeter, chasser hors de notre vie.
Le silence n’est-il pas aussi ce qui nous lie, loin du jeu des questions et des réponses ? Mais y est-on prêt, y est-on formé ? L’école nous invite-t-elle à des exercices de silence ?
Je lui conseille d’écouter quelques mots d’un poète, Jean Grosjean, dont j’ai placé un extrait dans la marge du blog 11. Il dit dans Si peu la beauté dont le bon silence est gros. Et puis je lui conseille encore d’écouter quelques mots de Jacques Dupin à propos de ses promenades avec André du Bouchet.
Les écoutera-t-elle ?

Jean Prod’hom

Nous irons à pied

– Consommez, consommons !
– Consomme, consommons, consommez ! pour que l’on maintienne à tout prix la pente de notre croissance, et la qualité de notre vie actuelle. Et entendez, je vous prie, la raison de ce principe et les dangers que nos sociétés avancées pourraient courir si elles n’honoraient pas ce mot d’ordre !
Pourtant, ce principe lancé à l’unisson par tout ceux qui comptent dans notre monde, me plonge dans une espèce de stupéfaction effrayée, comparable à celle que j’ai éprouvée un jour – c’était un dimanche à Bursins – en voyant un bus rempli d’enfants lancé à toute allure contre un mur ; il n’y avait bel et bien aucune autre issue que le mur pour l’arrêter. J’aurais voulu ce jour-là que le bus ne fût pas parti.
Stupéfait, effrayé, je désarme donc devant ceux qui savent et leurs litanies, qui ont la consistance de ces mots obscurs qui tympanisent certains de nos rêves et qu’on se réjouit de voir s’éloigner à l’aube. Mais cette liturgie est bien réelle et ce sont mes rêves qui s’éloignent le matin.
La tête me tourne, car lorsque je me retourne, le soir, pour considérer ce qui reste de ce qui n’est plus, ce qui m’a réjoui, la paix et la confiance indispensables à l’accomplissement du saut inquiétant dans la nuit, je ne vois presque rien : une ou deux choses sans prix : une attention, un geste, une odeur, un mot,… des riens qui n’appartiennent pas aux rayons de nos consommations.
Et ma raison tremble car j’ai la conviction que nous nous ressemblons, et qu’à côté de nos besoins élémentaires, nous ne sommes comblés que par des choses sans prx, la paix et la confiance, hors de prix.
Nous irons désormais à pied.

Jean Prod’hom

Football

Je regarde parfois les matches de foot de la Ligue des Champions. Avec un double sentiment, celui certes de prendre du bon temps en me retirant, une heure et demie durant, des affaires qui occupent mon esprit – mes inquiétudes, mes projets, mes passions, mes peines,… -, mais aussi avec l’étrange impression de m’écarter de quelque chose d’essentiel, ce qui précisément me constitue. Je me retrouve alors encalminé sur les bas-côtés de la « vraie » vie, prisonnier d’une sotte conviction, celle de croire qu’il va se passer quelque chose d’extraordinaire, et qu’il me faut rester là, médusé, jusqu’à la fin.
Les rideaux se baissent, je me lève alors du fauteuil dans le ventre duquel j’ai vécu, amiotique, amnésique, j’éteins les projecteurs, traverse l’obscurité. Je me réjouis alors du silence dont les plis enveloppent ceux que j’aime, un silence qui tressaille, un silence qui tremble, inentamé, « le silence de quelqu’un qui est sur le point de parler ».

Jean Prod’hom

La honte

Une honte ? Vraiment ?
Mais à quel titre, bon dieu, les journalistes se permettent-ils de disqualifier ceux qui se sont livrés corps et âme à leur passion et à celle de leur public ? Qui sont-ils ? Qui sommes-nous ? Des héros ?
De leur côté, à deux pas, les uns jubilent. Les vois-tu ? Ils sont dans le miroir et ils te disent avec la naïveté de ceux qui aiment :
– On s’est livré corps et âme ! On aurait pu perdre, on a gagné !
Doivent-ils le regretter ? Ils ne t’entendent pas, les gagnants font la fête. Applaudissons ! Et allons à l’essentiel… là où tout le monde gagne.
Je suis un maître d’école, je fais au mieux, ce n’est pas simple, tu es un élève, tu fais au mieux, c’est difficile. Mais n’est-on pas sous le même toit ?
Tu perds la partie, ne sois pas aigre ! je perds ipso facto la mienne. As-tu compris ?
Tu comprends et tu avances, tu creuses, tu découvres, je te suis, j’ai fait mon travail, tu as fait le tien, personne n’a perdu, on a gagné. Inouï !
Inouï, il existe des jeux où tout le monde gagne et nous le savons désormais.

Jean Prod’hom

Dimanche 2 novembre 2008

J’ai vécu de bien mauvais moments, à l’école ou à la maison, qui m’ont conduit plus d’une fois à penser que j’étais un incapable, sans idée, sans imagination, sans inspiration. Curieuse estime de soi !
C’est à l’occasion des “compositions” qu’on me commandait de rédiger que j’éprouvais ce sentiment de vide profond. On exigeait en effet que je fasse preuve d’originalité et j’en étais dépourvu. J’avais beau chercher, je ne trouvais pas le filon d’où auraient jailli les mots, les phrases, les idées qui auraient fait de moi un être original ; je ne savais pas dans quelle direction chercher, je ne savais pas même à quoi pouvait ressembler quelque chose de vraiment original : les textes devant lesquels les adultes s’extasiaient ressemblaient, à mes yeux, comme deux gouttes d’eau à ceux qu’ils déconsidéraient. Je me sentais forclos. Je n’ai jamais osé leur demander de m’aider – ne pas être original est inavouable -, de me montrer, de m’expliquer. Rien n’y a fait !
J’en ai conclu alors que l’originalité n’était pas pour moi, qu’il me fallait laisser à d’autres ce sésame que la nature ne m’avait pas octroyé.
Je crois qu’en réalité je souffrais d’une obsession, une obsession partagée par d’autres, inavouable donc, que mon époque et l’école de mon époque m’ont instillée. À leur insu, car cette obsession de l’originalité vient de loin, elle a une histoire qui est peut-être aussi longue que celle des Temps modernes.
Il m’a fallu des années, loin de l’école et des médecins, pour commencer à guérir. Il m’a fallu du travail, des peines, des livres, des rencontres,…
J’ai compris alors, pas à pas, que la volonté, si nécessaire en de nombreuses occasions, ne peut pas tout. Il ne suffit pas de vouloir écrire ce qui n’a jamais été dit jusque-là pour être en mesure de l’écrire. Pire ! c’est peut-être la meilleure façon de le rater. (À ce propos je me rappelle de la lecture d’un ouvrage de Paul Feyerabend (Contre la méthode) dans lequel le chimiste Kékulé raconte comment il a découvert une façon originale de représenter le benzène ; c’était à l’occasion d’une rêverie au coin du feu au cours de laquelle il a distingué – dormait-il, rêvait-il ? – l’image serpentine des volutes se refermant sur elles-mêmes. C’était l’idée qu’il cherchait depuis tant et tant d’années !)
Il convient peut-être de rester modeste en la circonstance et de se contenter, plume à la main, de ce qui est là jour après jour, là, sous nos yeux, le ciel d’opale, le chant du coq ou ce rayon de bibliothèque sur lequel des livres aux habits d’Arlequin, blottis les uns contre les autres, se tiennent compagnie jour et nuit pour dessiner l’arc-en-ciel de la mémoire des hommes, avec la conviction que l’inouï est à notre porte.

Jean Prod’hom

Se taire

Je suis aux prises, si souvent et chaque jour, à mille choses futiles… Pour me divertir peut-être des choses qui le sont moins et qui exigent disponibilité, idées claires, solitude…
Il faut peut-être un immense courage pour nous taire.
Les groupes – et ses pressions – sont si puissants que les petits pas que nous faisons pour y voir un peu plus clair chaque jour, seul, dans le doute parfois, soutenu par la sollicitude de nos amis, accompagné par nos proches, nous semblent dérisoires.
Il nous faut un immense courage pour nous taire.

Jean Prod’hom

Zep

– Mais au fond, devrait-il encore continuer ?
Comment interpréter cette question ?
Faut-il, avec les sages, se faire à l’idée que toute chose – bonne ou mauvaise – a une fin ?
Ou faut-il entendre que les choses ne sont pas aussi extraordinaires qu’on le prétend ? Qu’elles sont même franchement mauvaises ?
Je dois avouer que je ne connais pas les aventures de cet homme, je n’en ai lu que quelques pages, une ou deux un jour peut-être, des aventures dont il ne me reste qu’une image, tenace, celle d’un petit homme au visage vieilli, la langue pendante et qui ne sait pas toujours ce qui se dit dans ce qu’il dit.
Mais je me trompe peut-être… et je me promets que, lorsque « Le sens de la vie » passera dans la mienne, je n’hésiterai pas à lire avec soin ce récit. Je pourrai alors en parler et on m’apprendra à cette occasion, si on ne l’a pas fait encore, ce qu’on voulait me faire entendre par cette énigmatique question.

Jean Prod’hom

1

Il faut se garder de l’homme et de l’ours polaire. Pour les avoir bien observés, je ne relève au bilan aucune différence essentielle entre le premier – face d’ange, blancs conseils, bienveillance d’apparat – et le second – tête de peluche et crocs aveugles : leurs destins se confondent.
L’homme deviendra-t-il le compagnon du dernier ours polaire qui pleure sur la banquise ? le dernier locataire du zoo de Saint-Félicien ? Ou l’ours polaire, dans le silence des glaces, sauvera-t-il l’homme de son aveuglement ?

Jean Prod’hom

Identité

Un élève, si j’ai bien compris son propos, pose la difficile question de l’identité personnelle et de la liberté, et il conclut en substance : « Si toutes nos décisions relèvent en définitive des circonstances et du regard que nous portons sur les autres, que deviennent notre identité et notre liberté ?« 
Une de ses camarades écrit à la suite un commentaire dans lequel elle semble dans un premier temps d’accord avec lui. Et puis, dans un second temps elle se distancie de sa position en affirmant.
– Seules quelques filles sortent du lot et se démarquent avec un style différent…
Il serait donc possible de se démarquer les uns des autres et de tracer son propre chemin, le chemin d’un seul.
La difficulté montre immédiatement son nez : cette recherche du chemin singulier, du chemin unique, du chemin choisi librement, du chemin original, n’est-elle pas la recherche forcenée à laquelle se livre identiquement l’homme moderne ?
Ainsi suivre l’autre, dans ce qu’il est et ce qu’il a, ne différerait essentiellement pas de la quête effrénée de l’originalité. On se trouve dès lors dans une impasse et il nous faut conclure que la liberté et l’identité ne se nichent ni dans l’exercice de la solitude ni dans celui de l’appartenance.
Demeure la confiance ! L’auteur de la note ajoute sous la forme d’un impératif :
– Il nous faut faire confiance !
Je joins ma voix à la sienne : il nous faut faire confiance, confiance en ce qui est, confiance en ceux qui nous accompagnent sans lesquels nous serions sans identité, loin de la liberté.

Jean Prod’hom