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Récit avec et sans passé simple

Il pleut sur les tuiles et le velux ; je me réveille au milieu de la nuit et descends à la bibliothèque. Edelweiss et Fleur qui semblent m’attendre prennent les devants, je leur ouvre la fenêtre de la salle de bains, les chats disparaissent sur le toit glissant.
J’hésite à descendre d’un étage et à ouvrir le frigo, mais un bref examen de conscience me ralentit : la fin des vacances approche et il convient que je retrouve une certaine discipline. Je remonte bien décidé à m’endormir, tarde pourtant, si bien que lorsque je me réveille, toute la maison est déjà sur le pont : Sandra et Louise besognent autour d’un livre de mathématiques, Arthur devant un puzzle de 2000 pièces. Lili, elle, prend du bon temps. Je décide de lire les dernières pages du Chardonneret, que je me félicite de terminer enfin ; les dernières pages, dont je recopie quelques éléments, me ravissent.
Lorsque j’entre au milieu de l’après-midi dans la cafétéria de C, les pensionnaires de l’EMS sont nombreux à boire un thé avec leurs invités ; je leur souhaite une belle année mais ne m’y attarde pas. Je jette un coup d’oeil, avant de monter à l’étage, au grand salon où somnolent devant une série américaine deux personnes âgées et un homme encore jeune. Je connais le chemin, croise une infirmière jamais vue jusque-là, lui parle en élevant la voix pour que mon arrivée ne surprenne pas Hortense. Celle-ci écoute la radio, couchée dans son lit, elle l’éteint ; nous nous souhaitons la meilleure année qui soit. Je déplace le sac à dos qui ne quitte pas la chaise noire contre laquelle sont appuyées ses cannes et sur laquelle je prends place. Je lis trois chapitres du Sable mouvant de Henning Mankell ; Hortense semble si fatiguée que je décide d’abréger sa visite.
Je bois un jus de pomme à la cafétéria avant de quitter l’établissement ; deux tables sont occupées : à la première, on y parle au ralenti ; à la seconde, un résident fait un mot fléché. Dans le coin cuisine, une employée met un peu d’ordre ; dehors le brouillard semble se retirer à mesure que la nuit tombe. Je rentre.
Au Riau, Louise analyse avec Romance une représentation de sacrifice humain tirée du codex Magliabechiano.
Au retour, nous nous retrouvons en famille autour d’un plat de pâtes et d’une salade préparées par Sandra ; après quoi, une fois n’est pas coutume, je regarde avec eux un film tout récent, Agents très spéciaux, qui a pour principal mérite de se dérouler en partie dans le Grand Hotel Plaza à Rome où Solo, Kuryakin et Gaby séjournent, et plus particulièrement dans les chambres 707 et 807. Eric Chevillard et Franck Garot ne sont évidemment pas pour rien dans ce choix.
La pluie n’a pas cessé de la soirée, et lorsque je me glisse sous l’édredon, je l’entends à nouveau pianoter sur le toit. Je tente de suivre, derrière l’écran de mes paupières, les gouttes d’eau s’écouler de l’arrête du toit, cascader de tuile en tuile, contourner les obstacles qui se présentent ; j’essaie d’en évaluer la quantité mais les perds de vue lorsqu’elles s’engouffrent dans les chéneaux puis les tuyaux de descente ; et à mesure qu’elles rejoignent, sous terre, les canalisations des eaux claires, je m’endors.

Il pleut sur les tuiles et le velux ; Jean se réveille au milieu de la nuit et descend à la bibliothèque. Edelweiss et Fleur qui semblent l’attendre prennent les devants, il leur ouvre la fenêtre de la salle de bains, les chats disparaissent sur le toit glissant.
Jean hésite à descendre d’un étage et à ouvrir le frigo, mais un bref examen de conscience le ralentit : la fin des vacances approche et il convient qu’il retrouve une certaine discipline. Jean remonte bien décidé à s’endormir, tarde pourtant, si bien que lorsqu’il se réveille, toute la maison est déjà sur le pont : Sandra et Louise besognent autour d’un livre de mathématiques, Arthur devant un puzzle de 2000 pièces. Lili, elle, prend du bon temps. Jean décide de lire les dernières pages du Chardonneret, qu’il se félicite de terminer enfin ; les dernières pages, dont il recopie quelques éléments, le ravissent.
Lorsque Jean arrive au milieu de l’après-midi dans la cafétéria de C, les pensionnaires de l’EMS sont nombreux à boire un thé avec leurs invités ; il leur souhaite une belle année mais ne s’y attarde pas. Jean jette un coup d’oeil, avant de monter à l’étage, au grand salon où somnolent devant une série américaine deux personnes âgées et un homme encore jeune. Il connaît le chemin, croise une infirmière jamais vue jusque-là, lui parle en élevant la voix pour que son arrivée ne surprenne pas Hortense. Celle-ci écoute la radio, couchée dans son lit, elle l’éteint ; ils se souhaitent la meilleure année qui soit. Jean déplace le sac à dos qui ne quitte pas la chaise noire contre laquelle sont appuyées les cannes d’Hortense et sur laquelle il prend place. Jean lit trois chapitres du Sable mouvant de Henning Mankell ; Hortense semble si fatiguée que Jean décide d’abréger sa visite.
Il boit un jus de pomme à la cafétéria avant de quitter l’établissement ; deux tables sont occupées : à la première, on y parle au ralenti ; à la seconde, un résident fait un mot fléché. Dans le coin cuisine, une employée met un peu d’ordre ; dehors le brouillard semble se retirer à mesure que la nuit tombe. Jean rentre.
Au Riau, Louise analyse avec Romance une représentation de sacrifice humain tirée du codex Magliabechiano.
Ils se retrouvent tous en famille autour d’un plat de pâtes et d’une salade préparées par Sandra ; après quoi, une fois n’est pas coutume, Jean regarde avec eux un film tout récent, Agents très spéciaux, qui a pour principal mérite de se dérouler en partie dans le Grand Hotel Plaza à Rome où Solo, Kuryakin et Gaby séjournent, et plus particulièrement dans les chambres 707 et 807. Eric Chevillard et Franck Garot ne sont évidemment pas pour rien dans ce choix.
La pluie n’a pas cessé de la soirée, et lorsque Jean se glisse sous l’édredon, il l’entend à nouveau pianoter sur le toit. Il tente de suivre, derrière l’écran de ses paupières, les gouttes d’eau s’écouler de l’arrête du toit, cascader de tuile en tuile, contourner les obstacles qui se présentent ; il essaie d’en évaluer la quantité mais les perd de vue lorsqu’elles s’engouffrent dans les chéneaux puis les tuyaux de descente ; et à mesure qu’elles rejoignent, sous terre, les canalisations des eaux claires, il s’endort.

Il pleuvait sur les tuiles et le velux ; Jean se réveilla au milieu de la nuit et descendit à la bibliothèque. Edelweiss et Fleur qui semblaient l’attendre prirent les devants, il leur ouvrit la fenêtre de la salle de bains, les chats disparurent sur le toit glissant.
Jean hésita à descendre d’un étage et à ouvrir le frigo, mais un bref examen de conscience le ralentit : la fin des vacances approchait et il convenait qu’il retrouve une certaine discipline. Jean remonta bien décidé à s’endormir, tarda pourtant, si bien que lorsqu’il se réveilla, toute la maison était déjà sur le pont : Sandra et Louise besognaient autour d’un livre de mathématiques, Arthur devant un puzzle de 2000 pièces. Lili, elle, prenait du bon temps. Jean décida de lire les dernières pages du Chardonneret, qu’il se félicitait de terminer enfin ; les dernières pages, dont il recopia quelques éléments, le ravirent.
Lorsque Jean arriva au milieu de l’après-midi dans la cafétéria de C, les pensionnaires de l’EMS étaient nombreux à boire un thé avec leurs invités ; il leur souhaita une belle année mais ne s’y attarda pas. Jean jeta un coup d’oeil, avant de monter à l’étage, au grand salon où somnolaient devant une série américaine deux personnes âgées et un homme encore jeune. Il connaissait le chemin, croisa une infirmière jamais vue jusque-là, lui parla en élevant la voix pour que son arrivée ne surprenne pas Hortense. Celle-ci écoutait la radio, couchée dans son lit, elle l’éteignit ; ils se souhaitèrent la meilleure année qui soit. Jean déplaça le sac à dos qui ne quittait pas la chaise noire contre laquelle étaient appuyées les cannes d’Hortense et sur laquelle il prit place. Jean lut trois chapitres du Sable mouvant de Henning Mankell ; Hortense semblait si fatiguée que Jean décida d’abréger sa visite.
Il but un jus de pomme à la cafétéria avant de quitter l’établissement ; deux tables étaient occupées : à la première, on y parlait au ralenti ; à la seconde, un résident faisait un mot fléché. Dans le coin cuisine, une employée mettait un peu d’ordre ; dehors le brouillard semblait se retirer à mesure que la nuit tombait. Jean rentra.
Au Riau, Louise analysait avec Romance une représentation de sacrifice humain tirée du codex Magliabechiano. Ils se retrouvèrent tous en famille autour d’un plat de pâtes et d’une salade préparées par Sandra ; après quoi, une fois n’était pas coutume, Jean regarda avec eux un film tout récent, Agents très spéciaux, qui eut pour principal mérite de se dérouler en partie dans le Grand Hotel Plaza à Rome où Solo, Kuryakin et Gaby séjournaient, et plus particulièrement dans les chambres 707 et 807. Eric Chevillard et Franck Garot n’étaient évidemment pas pour rien dans ce choix.
La pluie n’avait pas cessé de la soirée, et lorsque Jean se glissa sous l’édredon, il l’entendit à nouveau pianoter sur le toit. Il tenta de suivre, derrière l’écran de ses paupières, les gouttes d’eau s’écouler de l’arrête du toit, cascader de tuile en tuile, contourner les obstacles qui se présentaient ; il essaya d’en évaluer la quantité mais les perdit de vue lorsqu’elles s’engouffrèrent dans les chéneaux puis les tuyaux de descente ; et à mesure qu’elles rejoignaient, sous terre, les canalisations des eaux claires, il s’endormait.