Après l’inondation

Après l’inondation l’amnésie, un peu d’écume et des traces, celles du travail de la lune et de l’oubli ; quelques souvenirs desséchés et des récits convenus, indiquant et verrouillant l’accès à ce qui n’est plus. Comme un tombeau.
Soulever le couvercle ou faire tomber du sac de pharmacie dans une assiette la quantité de tilleul qu’il [faudra] mettre ensuite dans l’eau bouillante, comme si c’était hier et c’était hier, comme si c’était aujourd’hui et c’est aujourd’hui : le capricieux treillage, les fleurs pâles, les tiges, les boules grises, les boutons verts. Le passé se conjugue soudain au présent qui, ensemble, se rabattent sur ce que personne n’avait encore jamais vu.

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