Août 2021

« Lesen hilft, wandern auch. Wer November liest, tut beides. » (Yves Raeber)

Arrière-été, mêlés, Balsamine et Silène blanc

Port d’Hergiswil / Nidwald / Lac des Quatre-Cantons

De retour du festival du Toûno. Merci à Michèle, Marlène, Nicole, Claude et les autres.
Echappée belle lundi à l’alpage de La Lé, en fleurs innombrables et solitaires, puis à la buvette du Petit Mountet face au Grand Cornier, à la Pointe de Zinal et à bientôt feu son glacier

Mont Durand depuis La Lé

St-Luc / Torrent des Moulin

Une Anémone des Alpes, belle, indifférente, en marge du Festival du Toûno.

Knautie et Grande Lysimaque

Juillet 2021

Joux et Brenet de La Dent de Vaulion
Lotier corniculé

Caille-lait jaune (Gaillet vrai) et Achillée millefeuille
après le passage du bétail
sous la Dent de Vaulion

Léman et Évian du col de Pierra Perchia
Apollon entre Saint-Luc et Chandolin
Illgraben
Grande Cariçaie
au-dessus de Cheyres : 430.62
Truinas, avril 1999

Juin 2021

Premières méditations

 

« Le paradis est dispersé sur toute la terre.
C’est pourquoi nous ne le reconnaissons plus.
Il faut réunir ses traits épars. »

« Das Paradies ist gleichsam über die ganze Erde verstreut
und daher so unkenntlich etc. geworden
– Seine zerstreuten Züge sollen vereinigt –
sein Skelett soll ausgefüllt werden.
Regeneration des Paradieses”

 

Entre Murist et Treytorrens

 

Combe des Amburnex

 

Au camping

 

Mai 2021

Pervenches

Samedi 22 mai à 11 heures et 15 heures | Morges
Espace 81 et Cellier de l’Hôtel-de-Ville à Morges
Quinzaine poétique organisée par Poésie en Mouvement

Buffet de la gare à Grandvaux

Campagne perdue – campagne retrouvée

Préalpes

Mars 2021

Corcelles-le-Jorat

 

Anniviers 3025 :
Bisshorn / Weisshorn / Zinalrothorn / Obergabelhorn / Cervin

Fontaine au Riau


« Comme c’est étrange finalement : d’un côté on a l’impression que tout est joué, tout est perdu, tout est fini ; d’un autre que rien n’a vraiment commencé. »

 

Le dernier mot

Février 2021

Avalanche de la Cime de l’Est
dans le lit du Saint-Barthélémy,
sous les Rochers de Gagnerie (La Vierge)

Chez Charles Gross au Trétien
ancien hôtel des Dents-du-Midi
bruyère, premières abeilles et papillon

10h30 : visite de l’hermine

Bords de saison


Du côté de la Valsainte / Cerniat

Enchantement

Il y a des petits livres qui sont à la source de grands enchantements. Leur origine, l’attente qui les a nourris et qui les habite, le dispositif auquel ils obligent leur auteur font leur rareté. Celui-ci m’a fait aimer comme un fou les gens qui m’entourent. Il m’a rappelé, sans faire de bruit, que nos vies se ressemblent et que je suis l’autre quel qu’il soit, au moins un instant. Ce sont nos vies qui en sont les bénéficiaires et qui, d’un coup, s’élargissent.  

https://troglodytes.ch

Octobre 2020

THÉÂTRE DES OSSES
POUR LE MOMENT ON CONTINUE A TRAVAILLER NOTRE PROCHAINE CRÉATION
Vous aviez aimé lire les « Lettres à nos aînés » dans La Liberté au printemps dernier ? Cette émouvante opération de solidarité avec une génération privée de contacts extérieurs face au coronavirus, est portée à la scène par le Théâtre des Osses. Une création signée Geneviève Pasquier avec une magnifique troupe, à découvrir du 5 au 15 novembre. Jauge du théâtre réduite de moitié, masque porté pendant le spectacle.
Détails et réservations : https://bit.ly/33fUb9J

Lac de Gruyère

PARADIS
Et rien de ce qui était de la terre ne pouvait mourir
Sans consentir
Les fleurs devenaient robes
Et celles des robes s’envolaient
On prêtait son âme comme un livre
Mais on ne l’échangeait pas…
Étienne Chevalley | Editions Eliane Vernay | 1985

Le Doubs entre Goumois et Jeannottat

Rive droite du Doubs, entre la Tête de Calvin et le Rocher de Louis Philippe
Saut du Doubs
Revers de Tissiniva depuis le col de Tsermon
Mont Aubert

Septembre 2020

Retour des Vallées vaudoises / col de La Croix
Villanova
Centre des Vaudois du Piémont
Col de la Croce / Abriès (F) – Torre Pellice (I)
Joseph / L’Échalp / Queyras
Retour à Bourdeaux
Au manoir de Valeyres-sous-Rances

Août 2020

Que des idées – n’importe quelle idée – puissent être contenues dans un livre donne une image très concrète de ce qu’on peut en espérer.
Non pas qu’elles y demeurent ou en sortent – ce serait les perdre – mais migrent dans un autre livre, comme au jeu du furet. C’est au fond bien peu.

Sur Moudon

Juillet 2020

Vidourle | Saint-Hyppolyte-du-Fort

L’eau plutôt, et l’ombre, soyeuses. 
Et le long du chemin, les magnaneries vides, les murettes en ruine, les volets fermés. Les châtaigniers malades, les oliviers à la peine, les buis aussi. Les terrasses que se partagent les ronces et les genêts. 
Mais là tout prêt l’eau encore, l’eau et l’ombre, sans couvercle.


Rive droite du Vidourle, à Saint-Laurent d’Aigouze

Camargue gardoise de la Tour carbonnière

Bouchons, réducteurs, mamelons, contre-écrou | Les Livres jaunes 19, éditions Oscar Beausoleil, 1961
Truinas

Bourdeaux | Gap des Tortelles

Yves Raeber | November

 

Cher Pierre,

Je ne crois pas encore te l’avoir dit, mais en février 2020, Ursi Aeschbacher a invité dans un café biennois toutes les personnes qui gravitent autour des éditions de la Brotsuppe Verlag qu’elle dirige depuis plus de 15 ans. L’éditrice m’a présenté à cette occasion Yves Raeber, à qui elle a proposé de traduire Novembre et qui a accepté. On s’est à peine parlé, il n’avait pas commencé, requis tout entier par les traductions de textes de Thomas Sandoz et de Jean-Pierre Rochat. 

Yves Raeber m’a écrit en avril, du milieu de Novembre, chapitre VI, effaré par la manière dont le virus a fait vaciller nos perceptions mais en bonne santé. Il avance sans perdre le nord. Voyage partiellement jouissif, écrit-il, parfois ardu, cerné de friches et de marécages. Il prévoit de finir ce chapitre avant de faire une pause, pour une première relecture axée sur des questions de signification et de température générales. Il me propose enfin que nous nous voyions dans quelques semaines, après les journées de Soleure où il parlera de sa traduction de Béton armé de Philippe Rahmy.

Yves Raeber m’a envoyé encore un mail le 25 mai depuis Ins. Il termine la traversée du chapitre 8 et se prépare à reprendre depuis le début, histoire d’avoir une idée où il va. Deux à trois semaines de travail, précise-t-il, avant qu’on se rencontre, pour discuter de quelques questions, celles qui subsistent, car souvent, écrit-il, les problèmes se résolvent tout seul en cours de travail.

On s’est retrouvés  hier au Point de rencontre de la gare de Berne. Il est venu en train de Zurich, moi de Lausanne. On a d’abord marché, parlé de choses et d’autres, de nos enfants et de nos vies. Puis on s’est installés dans un café en face du Rathaus, le Volver Bar Tapas Café. Il a aussitôt sorti son ordinateur de son sac à dos et on s’est mis au travail ; j’ai pris la mesure de son chantier, il ressemblait étrangement au mien. J’ai eu l’impression très nette que la tâche du traducteur est elle aussi sans fin, à tel point que j’ai hésité à lui dire, en en devinant l’ampleur, de renoncer à cette entreprise. Mais parce que ce livre était en passe de devenir tout autant son livre que le mien, je n’ai rien dit.

On en a parlé pendant quatre belles heures, abordant des questions pour de vrai, livrées à nos sens et à notre intelligence d’artisans ; c’était la première fois que ça m’arrivait de parler ainsi de Novembre, tandis qu’allait et venait entre nous ce qui ne se dirait pas, ce dont j’avais cru pouvoir m’approcher et dire et qu’il essayait à son tour de dire et de traduire.

On s’est quitté à 14 heures, il est reparti à la gare. J’ai hésité à aller faire une prière dans l’église St Peter & Paul pour que tout se passe bien ; j’ai préféré longer l’Aar qui filait à toute allure en direction du lac de Bienne : eaux de fonte, et lourdes pluies de la veille, terre, sables et bois flottés. Pourvu que les berges du canal de Hagneck tiennent et que le lac de Bienne ne déborde pas.

Bien à toi.
Jean

Mai 2020


Lettre à Anna dans La Liberté du jour

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Faux ébénier, qui ne s’en formalise pas, et piquets d’acacia, faux-acacia

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Broye et Préalpes / 20 heures 20

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Ligne de printemps

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Après la pluie


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Tire d’aile


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L’étang


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La Corbassière, entre Orsoud et la Moille-aux-Frênes


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Préparation de saison


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Caux depuis Hermenches


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Travail en cours : autour du Réveil, de la Drôme, d’André du Bouchet et du 21 avril 2001 à Truinas


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Avril 2020

Les pâturages que Rambert avait sous les yeux, et auxquels j’avais rêvé, avaient disparu ; et le lac qui les avait remplacés, Rambert y avait rêvé. Comme si l’un et l’autre souhaitions voir autre chose que ce que nous avions sous les yeux, ou plutôt la chose et ce qu’elle n’était plus, son apparition et sa disparition. Comme si l’image fixe était toujours un mouvement, une provenance et une destination.
Emile Javelle évoquera quelques années plus tard, venant du col des Paresseux, le bassin pierreux d’un lac à moitié desséché, une vaste et splendide arène, unie comme l’onde d’un lac dans les plus beaux jours, couverte de la plus tendre verdure et des plantes alpines les plus délicates, arrosée des plus séduisants ruisseaux. 

Tapis de chiffons 102 
Ni sage, ni dupe, un peu moineau
Une peinture et un vers sur un sachet de thé à assembler puis relier. Merci à Cécile A Holdban pour l’invitation.


28 avril : Le tapis s’agrandit, mais n’est pas encore fini. Il mesure pour l’instant environ 1m30 /1m50
Grand merci à toutes les voix de ce choeur de poètes d’ouvrir les fenêtres…
Cécile A Holdban


terre
eau
pollen



On sonne ce matin au Riau, Papa ! c’est la gendarmerie.

– Monsieur Prod’hom ? Quelqu’un a aperçu votre voiture parquée sur la route de l’’Ancien Stand, en lisière de forêt, après les Biolles. Il l’a revue ce matin, même place. Alors il nous a téléphoné, il a reconnu votre véhicule et s’est inquiété, peut-être aviez-vous fait un malaise dans les bois. On est venu vérifier.

– Réconfortez-le, tout va bien. Je suis descendu hier à la déchèterie, en fin de matinée, j’ai laissé ma voiture en bordure de route et suis rentré à pied. Comme il s’est mis à pleuvoir, j’ai décidé que je redescendrais aujourd’hui la chercher. Réconfortez-le, tout va bien.

 

 

– Tes lectures ? 
– Oui !
– Tout va bien ?
– Oui, je crois.

Pra Massin
Avec François Rossel | Juillet 1982 | Cévennes



De retour au Riau

Deux clairières, une haie, c’est assez

Plan / Élargir les seuils / 4.2.2 et 4.3