Fondation Gianadda

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Martigny / 15 heures

Chacun y va de sa contribution, modeste, exhibe une combinaison, inédite, quelque chose de bien, quelque chose de beau, quelque chose d’original. Quelque chose de drôle ou de sérieux, dans le sens de ce qui se dit ou à contre sens. Jusqu’à plus soif.
Trop c’est trop, cette profusion fait barrage, occlusions et catastrophes menacent. Besoin de démolisseurs, capables de faire trembler les bibliothèques sans toucher aux livres, de creuser à même les espaces hostiles, de miner les bons mots, les enseignements, les trouvailles.
Car enfin, c’est un mur de pierres sèches qui soutient le ciel, c’est une phrase unique, préparée par les livres qu’on a aimés et encadrée par ceux qu’on ne lira pas, qui nous restituera ce que les livres et leur sang-froid ont enseveli.

Les Iris

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Yverdon | 14 heures

Le visage d’un gamin – son oeil paresseux –, celui d’un pêcheur en mer, de sa femme à la maison.
Une chanson, le visage d’un médecin débordé; une trêve, un rêve d’abandon, un sursis qui se prolongerait, une accalmie dans une vraie nuit.
Quelque chose résiste à deux pas des naufrages, frémit comme le ciel dans le miroir de l’étang près de chez moi.