Villars-Burquin

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Parti sur le dos d’une libellule,
revenu
dans le ventre d’un Boeing.

Parti dans le ventre d’un Boeing,
revenu
sur le dos d’une libellule.

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Deux écrivains très amis ont eu l’honneur de publier cette année deux beaux livres agrémentés d’aquarelles. Chez le même éditeur. Le premier a rédigé une série de petits textes aussi denses que les trous noirs qui peuplent l’univers, le second trois longues proses aussi lisses qu’une page sans recto ni verso. Tous deux ont placé en tête de leur recueil quelques lignes d’un poète mort il y a une cinquantaine d’années. Le sage – qui n’aura eu l’occasion ni de les lire ni d’en sourire – avait mis toutes ses forces, sa vie durant, à croiser au large du double écueil qui menace la poésie : la transparence et l’opacité.

Jean Prod’hom

Café de la Gare (Chatillens)

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Nouveau coup d’état,
le jour écarlate la nuit.
Besoin de comme si.

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Tiens fermement en laisse ton imagination lorsqu’elle prend les devants, tu pourrais en avoir besoin. L’imaginaire seul est susceptible de jeter ses lumières sur ce qui est de n’en avoir pas.

Tu disposes du reste de ta vie pour restituer le monde que tu fais tourner autour de ton aveuglement. Réjouis-toi, la pilule sera moins amère le moment venu.

Jean Prod’hom

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Bois de Ban (Montpreveyres)

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Anxiété
dans le petit monde de la poésie,
le vide se réduirait.

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Empresse-toi de suivre ce qui te file entre les doigts. Tu l’apercevras bientôt derrière toi. Continue les mains libres.

Le moment s’étire tant et si bien qu’il finit par embrasser la cueillette des cerises, les feuilles qui tombent, ton absence et la supplique des saisons.

Jean Prod’hom