Il n'est pas sûr que les derniers morceaux de foyard

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Cher Pierre,
Il n’est pas sûr que les derniers morceaux de foyard stockés à la véranda suffisent à boucler la saison  ; la têche diminue de manière inquiétante. Plus de petits bois non plus, je passe à la Branche en rentrant de l’école. Passe aussi chez Christian à la Goille, il enverra quelqu’un, demain matin, ramasser la tondeuse, la débroussailles et la tronçonneuse qui seront prêtes dans 15 jours.

Jean-Claude Hesselbarth

Reçois un mot de l’Association Ecoles à Berne qui va relancer les cantons, chacun séparément. Il faudra qu’ils acceptent de financer ce projet s’ils souhaitent que leurs classes puissent y participer. Pas sûr donc que je passe une dernière semaine à Berne, avec une dernière classe en 2017.
Je reçois un autre mot, de l’Association Jean-Claude Hesselbarth. Le vernissage de son exposition aura lieu le samedi 4 avril, à Grignan (Espace d’Art François-Augute Ducros)  ; sera présenté également à cette occasion l’ouvrage que Lauren Laz et Nicolas Raboud lui ont consacré  : Jean-Claude Hesselbarth. Peindre le pays où fleurit l’oranger.
Autre manifestation dans cette même petite ville drômoise, mais chez Christine Macé qui inaugure la nouvelle saison de Terres d’Ecritures avec les derniers travaux de Denise Lach  ; ce sera le lundi de Pâques.
Le temps est humide, quelque chose s’est refroidi et il pleut  ; où qu’on mette les pieds, c’est de la boue qu’on traîne, on a trop dit que le printemps était là. Ce n’est donc pas aujourd’hui que je déplacerai et brûlerai les dépouilles qui jonchent le sol du jardin. Je reprends, à la place, quelques pages du dernier livre d’Aude Seigne  : Les Neiges de Damas avant de préparer à manger  : des épinards à la crème dans lesquels j’ajoute deux pommes râpées  ; j’organise ensuite dans un plat tous les restes que je déniche dans le frigo susceptibles d’être réchauffés, ajoute deux tomates pour faire joli, et hop ! l’affaire est réglée. J’appréhende pourtant la réaction des enfants, ça passe, ils se régalent, notre travail éducatif vis à vis de la nourriture est bientôt terminé. On regarde le téléjournal qui égrène le chapelet des misères du monde, les enfants vont ensuite se coucher  ; on discute, Sandra et moi, de notre future cuisine, jusqu’à tard.

Jean Prod’hom