Z.I. La Pussaz

Bressonnaz / 12 heures

Rétrobus est une association qui s’est proposé en 2001 de sauvegarder le matériel roulant historique de Lausanne et de ses environs. Leurs membres se sont donné la tâche de le rénover et d’exploiter quelques-uns des véhicules qui leur ont été – et leur seront – confiés.
En 2006, cette association s’intéresse à une halle de plus de 1300 mètres² à Moudon et cherche les 700 000 francs demandés. Le syndic de l’époque se réjouit de cette initiative: Le projet de ce dépôt-musée est original. Il pourrait vite devenir une curiosité intéressante pour Moudon. En 2007 la moitié de la somme est collectée; en 2008, ces passionnés de trolleybus et d’autobus sont autorisés à occuper cet ancien hangar de l’armée suisse.
C’est en 2010 que l’association accueille la dernière voiture de la Ficelle – qui a circulé jusqu’en 2006 entre Ouchy et le centre-ville. Annoncée en 2008 dans le Vercors, à Saint-Cergue en 2009, puis à Châtillens dans la Broye, cette voiture doit devenir une des attractions touristiques de la la région de MoudonNous la conservons, continue le président de l’association, comme une pièce de musée que le public pourra visiter. Elle sera remise en état et retrouvera ses anciennes couleurs, bleu ciel et gris.
C’est elle que je cherche ce matin, j’aperçois finalement le président et le vice-président de l’association, entre deux épaves; notre entrevue sera de courte durée, ils m’invitent à faire ma demande par écrit. Je rentre un peu désappointé.
Surprise au Riau: une hirondelle se tient immobile sur le fil du téléphone, une seconde virevolte autour du sapin de chez Maurice.

Saint-Georges

Renens / 16 heures

Bonne pioche! J’ai mis la main ce matin, à Chamby, sur la voiture 28 des Chemins de fer électriques régionaux du Jorat, celle qui nous a conduits en famille sur les hauts d’Epalinges entre 1955 et 1963; et j’ai rencontré Willi cet après-midi à Pully, qui a réalisé le modèle réduit (1/10) de la Ficelle que nous avons empruntée, mes soeurs et moi, entre 1965 et 1971 pour nous rendre au collège de L’Elysée.
Le jaune des colzas et le blanc des merisiers piquent, entre Crissier et Yverdon, le vert et le bleu des prés, des bois et du ciel, avec ici et là des terres labourées, sèches, presque blondes et des cageots vides. Ce soir, nous avons mangé pour la première fois les fenêtres grandes ouvertes, à Froideville, avec du rose sur le Mont Tendre.