Donner corps à cette voix qui nous précède

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Donner corps à cette voix qui nous précède, que nous hébergeons quelque part dans la tête et que nous sommes seuls à entendre  ; une voix qui pousse et appelle, cherche un passage à ce qu’elle ne saurait dire sans notre aide  ; une voix à laquelle nous nous devons de rester fidèle, en lui prêtant une langue qui n’est pas la nôtre et qui sonne creux, qu’il s’agit de tendre et de tordre aussi longtemps que la voix, prisonnière, ne la fasse revivre en l’irriguant. L’une et et l’autre trouvent alors leur compte, sans contreforts  : « J’ai fait mon job, je peux aller marcher. »

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Jean Prod’hom