Droit au repos

Droit au repos, mais en un sens absolu, où se condenserait ce qui a été exclu. Oh ! presque rien, un peu d’immobilité, le battement de notre coeur et celui des ailes du papillon ; les arbres, les nuages, les ruisseaux qui passent, l’air qui nous enveloppe : sans nous.
Un simple moment de relâchement au milieu de chacune de nos journées, mais qui donnerait un fondement solide à nos agitations. A deux pas de la mort qui, sans plus déborder, occuperait la place qui lui revient, une limite en-deçà de laquelle le miracle s’attarderait, aussi longtemps que nous consentirions à nous mettre hors-jeu ; et au-delà de laquelle, par la grâce d’un second miracle, on ne reviendrait pas.

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