Quatre garçons se lèvent avant les autres

Capture d’écran 2015-02-21 à 19.18.55

Cher Pierre,
Quatre garçons se lèvent avant les autres, ils seront les premiers sur la piste  ; le gros de la troupe les rejoint peu après 9 heures. Je reste avec les mêmes que la veille, à peu de choses près, et termine la vaisselle avec leur aide. Tri de photos ensuite, jusqu’à plus de 13 heures. Le soleil va et vient, on aperçoit par moments le Léman et les cris des trois enfants qui bobent devant le chalet avec Oscar.

IMG_6160

Avant de dire deux mots sur les liens qui unissent le numérique, sans lequel je n’aurais jamais écrit, avec la poésie telle qu’elle m’est apparue dans le commerce épisodique que j’ai avec elle, il me faudra dire quelques mots à son propos  ; dire que je me suis mis à écrire tard, d’abord parce que le travail auquel j’ai dû faire face pour payer mon passage, et celui des miens, ne m’en a longtemps pas laissé le temps. Mais aussi parce qu’il aura fallu que ce travail me fasse voir ses apories, aux confins des questions auxquelles il ne répond plus, pour que je m’avise qu’il existe quelque chose d’autre à explorer, et que la région qui l’abrite peut seule m’apporter la paix que je recherche, à condition que je puisse lui donner une forme, une allure, un rythme, c’est à dire un langage, guère différent de celui de nos contrats et de nos arrangements, au silence et à l’attente près : l’écriture.
Une heure avec la nuit qui tombe, dans les sapins et la neige, pour rejoindre la Casba et ses nouveaux tenanciers, à la queue leu leu. Descente par le même chemin pour quelques-uns d’entre nous, à la frontale ; les enfants et quelques adultes descendent par les pistes, assiettes, sacs à poubelle ou bobs. Il est plus de minuit lorsqu’on va se coucher.

Jean Prod’hom