La Ficelle

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Ne sont belles que les aventures qui durent ! j’ai eu la chance d’en voir naître une il y a quelques jours ; les initiatrices font une jolie équipe, elles sont jeunes, pleines de talents ; elles ont su aussi s’entourer d’amis et de gens de métier.

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Elles voudraient, je crois, rendre à Lausanne un peu de ce que cette ville leur a offert et leur offre encore, en partageant avec ses habitants et ses hôtes de passage leurs coups de coeur, quelques-uns des morceaux de son histoire, son actualité. Elles ont demandé aussi à des chroniqueurs, des illustrateurs, des journalistes et des écrivains de participer à la fête.
La Ficelle, c’est un média moderne au graphisme élégant, papier et internet. La revue est diffusée gratuitement dans différents endroits, vous allez la croiser ces prochaines semaines, faites-lui un bel accueil. On peut aussi, pour ne pas perdre le fil, s’abonner ; il suffit d’aller sur le site.
Le premier numéro, sorti des Presses Centrales, a été présenté le vendredi 22 avril dans l’atelier que les deux rédactrices occupent à l’avenue de Morges avec des céramistes, des architectes, des bijoutiers et un écrivain – un peu seul au milieu de cette petite ruche d’artistes et d’artisans. Ils étaient là le jour du lancement, ils ont donné l’impression d’avoir tous mis la main à la pâte.
Je ne connaissais pas les instigatrices de cette aventure il y a quelques semaines, j’ai eu l’honneur d’être invité à faire avec elles les premiers pas. Ça a été un réel bonheur de me replonger dans la ville de mon enfance, autour d’une réalité qui colle à ses basques et qui nous a éduqués : ses pentes. Les pentes ? C’était le thème de la première livraison.
Les deux rédactrices en chef ont beaucoup d’autres idées ; elles m’ont soufflé que le second numéro tournerait autour du lac. Toute l’équipe se réjouit, de nouveaux collaborateurs ont même promis de rejoindre ceux de la première heure. En attendant et pour les aider, les deux jeunes rédactrices le méritent, chacune et chacun peut soutenir leur projet sur wemakeit, c’est par ici.
N’hésitez pas, seules les aventures qui durent ont un avenir !

Jean Prod’hom

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Lancement de La Ficelle à L-Imprimerie (22 avril 2016)

Mon amour pour les arrosoirs

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Mon amour pour les arrosoirs, né il y a cinq ou six ans, s’est affiné à l’époque des vases communicants ; plus précisément à l’occasion de l’échange de 2013, qui m’a conduit à héberger François Bon et à déposer mes bagages chez lui : on y évoquait chacun de notre côté les morts, il y a bien fallu les arroser.

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J’ai arpenté le canton de Vaud, ses cimetières, plus tard les jardins ouvriers qui leur ressemblent et qui accueillent, comme eux, le petit peuple des chantepleures. J’en ai ramené des photographies. Quelques-unes se retrouvent aujourd’hui dans un ouvrage que signe Dominique de Rivaz, qui m’a invité, il y a quelques mois, à en rédiger la postface. C’est fait, le livre est terminé. On a fêté l’événement ce matin, avec Anne-Hélène et Stéphane, c’est un beau livre d’images.
Mon plaisir a redoublé lorsque j’ai appris que Vincent von Wroblewsky s’est chargé, pour la version allemande, de la traduction des textes. Savoir que cet éminent philosophe, docteur, ancien collaborateur de l’Académie des sciences de la RDA, traducteur et commentateur de l’oeuvre de Jean-Paul Sartre, s’est penché le plus sérieusement du monde sur ces objets et les songeries qu’ils ont déclenchées, me réconcilie avec un philosophe que j’aurai, tout au long de ma formation, gardé à distance, pour des raisons bien légères, celles que nous nous inventons pour ne pas nous rendre captifs, une nouvelle fois, des réflexions brillantes de ceux qui voudraient nous aider à recouvrer la liberté.
C’est donc par la bande que je retrouve Jean-Paul Sartre, par la grâce de cet art majeur qu’est la traduction et la générosité de ceux qui se sont exilés de leur langue maternelle pour mieux la saisir.

Jean Prod’hom

9782882503909-c1bb2

Le petit peuple des chantepleures
Dominique de Rivaz
Les éditions NOIR sur BLANC
Coédition Till Schaap
2016