Magnifique Tom Blaser

Le champion suisse 2015 a obtenu ce week-end une extraordinaire médaille de bronze aux championnats d’Europe de trial qui se sont déroulés en Italie.

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Un seul membre du Trial Club Passepartout de Moudon était qualifié pour défendre les couleurs de la Suisse lors des championnats d’Europe de trial qui se sont déroulés ce week-end à Alpago, à une centaine de kilomètres au nord de Venise, c’est Tom Blaser, très motivé à la suite de son titre de champion suisse 2015. Une finale de très haut niveau que Tom a entamée un peu tendu, mais très concentré. Au fil des zones, sa confiance et donc ses chances de médaille ont augmenté.
Et c’est seulement à l’avant-dernière des dix zones qu’il a réussi à prendre le meilleur sur le quatrième. Explosion de joie pour une médaille de bronze qui récompense une remarquable préparation – plus de vingt heures par semaine depuis octobre dernier.
Un plan dont la mise en place et le suivi ont été assurés par son entraîneur Jean-Daniel Savary. Un entraînement qui, s’il est centré naturellement sur la technique et la condition physique, ne néglige pas non plus la préparation mentale. Le fin équilibre des ces trois ingrédients aura donc fait ses preuves, gageons que d’autres résultats suivront.

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Jordi Araque (Espagne) | Nicolas Vallée (France) | Tom Blaser (Suisse)

Pays de la Loire

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Cher Pierre,
La mer creuse au large d’Yeu, nous rêvons à des histoires de marins, alignés sur le pont arrière du Saint-Sauveur. J’aperçois sous les arches de Noirmoutier un bateau de pêche, rouge et noir, lignes à l’eau, c’est le Challenger et son équipage de Port-Joinville qui taquine le bar.

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On remet le pied sur le continent à Fromentine ; les K font quelques courses avant la fermeture des magasins avec l’idée de rentrer d’une traite, on décide de nous arrêter en route, ça nous a souvent bien réussi. Sandra prend le volant
On traverse les marais du pays de Retz et ses canaux que caresse ici et là le ventre de filets aux courbes géométriques, suspendus à des fourches archaïques.
Une barque sur les bords de la Loire, couleur sépia, avec dessus le nom de Saint-Florent-le-Vieil ne nous fait pas dévier ; on roule d’une traite le long de la Loire sans la voir jamais, jusqu’à Tours Quelques vaches et leurs veaux se tiennent immobiles dans de rares taches d’ombre ; du grain qui restait à battre il y a quinze jours ne subsistent que d’innombrables balles rondes et de lourdes bottes rectangulaires ; on franchit le Maine que des parois de verre dépoli embuent, on devine Angers mais on continue jusqu’à Villandry.
Le soleil, rouge, ressemble du haut de la grande roue de Tours à celui qui a basculé l’autre jour derrière les Chiens Perrins, le jour s’attarde longtemps encore dans le miroir de la Loire. Il est tard, on remonte une avenue qui n’en finit pas jusqu’à la place de la Liberté au centre de laquelle Jean Royer harangue une foule qui, depuis une vingtaine d’années, a quitté la salle.

Jean Prod’hom

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La messe est dite

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Cher Pierre,
Pas une sole dans le filet de cinquante mètres, mais une cinquante d’araignées d’un kilo dans une bassine. On en souffre tous, me confie un pêcheur qui nettoie, rue de la Sicardières, un filet tendu de chaque côté du muret de son jardin. Il faudrait un hiver froid pour les faire disparaître, très froid, une semaine à quatre ou cinq degrés au-dessous de zéro. En attendant, qu’on soit des amateurs ou des professionnels, on peste.

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Chacun descend au port faire quelques achats, demain on s’en va ; la matinée est bientôt derrière nous. Les activités prévues après midi scindent le groupe en deux ; Martin et les garçons se rendent aux Vieilles ; Valérie, Sandra, les filles et moi au manège des Violettes ; Lili. Louise, May et Zoé font la connaissance respectivement de Shogun, Nestor, Nelly et Oyo. Nous allons pendant ce temps, Sandra et moi, faire un tour à l’intérieur de l’île, le long de haies pleines de verts sombres et tristes ; de rues, de routes et de chemins ocres et gris dont les noms racontent par endroits davantage les occupations des derniers venus que les rêves des premiers, et leurs fantômes.
Les garçons préparent des hamburgers, Tatie Bichon des gaufres. La messe est dite, chacun plie ses habits, boucle son sac, les têtes et le frigo sont vides. Mais ceux qui ont élu domicile loin de l’océan n’oublient pas sa respiration, qui rejoint celles qui animent les montagnes et les saisons, familière lorsque nous reviendrons, heureux de retrouver ce nous croyions avoir perdu et qui a su faire sans nous.

Jean Prod’hom