
A l’abri des regards
et du poids des corps
l’hiver est ici chez lui
lac nu et astres pâles
nul récit
où s’égarer
île sans sommeil
le jour et la nuit
ont la couleur du sable
Jean Prod’hom

A l’abri des regards
et du poids des corps
l’hiver est ici chez lui
lac nu et astres pâles
nul récit
où s’égarer
île sans sommeil
le jour et la nuit
ont la couleur du sable
Jean Prod’hom

Retour du Musée Romain où nous avons placé, les collaborateurs de Flutsch et moi, une cinquantaine de tessons derrière une vitrine. Rentre par Rolle et Morges, eau froide, deux cormorans et un cygne au large du port. M’arrête au restaurant du Mont-Blanc pour recharger mon natel. Prolonge ma balade rue des Fossés. Coup d’oeil dans la vitrine de La Librairie, une librairie dans laquelle je n’étais jamais entré.
Petit bonheur. Sylviane a été touchée par Tessons, alors elle l’a mis là. Elle n’a pas remarqué, je crois, que j’étais très ému. Vais me cacher au fond de son antre pleine de beaux livres. On parle un peu, elle et son collègue ont le sourire, moi aussi. En ressors avec Pizarnik et Bergounioux, on se quitte.
Second coup d’oeil à la vitrine, clic-clac, va! fais ton chemin!
Rejoins Sandra devant la piscine de Bellerive. Il fait nuit, Sandra va travailler au gymnase, je remonte avec les filles au Riau où le mousse nous attend, avec deux macarons et deux cupcakes.
Jean Prod’hom

De toutes les noces
se sont celles – je crois –
de la sobriété et du lyrisme que je préfère
Jean Prod’hom