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Drogues, hépatite, délires, prostitution : je lis depuis quelques jours le récit d’une adolescente qui raconte son inexorable et lente descente aux enfers. Commence la mienne en m’avisant que je n’en ai lu que la moitié.

Il se débarrassait de ses vertiges en leur ménageant une petite place dans des poignée de mots dont se saisissaient ceux qui en manquaient.

Vivre avec son temps, j’en suis ; le bref, c’est fait.

Jean Prod’hom

Lettre à l'éditeur

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Reçois ce jeudi 28 la lettre d’un éditeur, la seconde en peu de temps. Une gentille lettre dans laquelle il me dit qu’il découvre aujourd’hui sur la toile ce que j’écris. Un peu par hasard, précise-t-il ; il me confie ensuite que ça l’épate et lui plaît. Une phrase tout particulièrement me ravit, ce que j’écris le rend joyeux, voilà des mots qui font du bien, on en voudrait plus souvent des comme ça, ils nous invitent à donner davantage, à lui et aux autres. Cet homme que je ne connais pas me dit aussi son amour pour Henri Calet, on devrait faire un groupe, décidément Henri Calet nous manque. Il me dit aussi ses affinités avec les pierres.
Je suis allé voir sa maison, une petite maison en apparence, qui réalise de petits livres pas si petits que ça, une maison qui dure et fait peu de bruit. Un travail soigneux et un catalogue qui fait rêver. Il me demande si je ne désire pas publier un livre, qu’il serait heureux de me rencontrer. Moi aussi. Mais je crains de le décevoir et je prends peur. Car ce que j’ai, je le porte, je n’ai rien d’autre, ne cache pas sous une pile de documents un manuscrit qui attend. Ce site est tout ce que j’ai et je dois bien m’en satisfaire, c’est le fragile de mes jours, en contrepoint de la vie que je mène, à la mine au Mont et au Riau. Avec des élèves, Sandra, mes enfants, deux chats et un chien. Je ne peux pas plus.
Un livre oui, mais un autre livre. Et comment ?

Jean Prod’hom

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Tandis que le milan fait un pas de deux avec son ombre, l’homme écrase la sienne à chaque pas.

C’est la saison où les merles faisaient autant de bruit que les hommes, mais seuls les premiers s’envolaient.

Me prends parfois à penser comme une mule qui aurait perdu ses oeillères.

Jean Prod’hom