Chute, fermeture et concurrence

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VALAIS Un Allemand de 33 ans à perdu la vie samedi en fin d’après-midi au Cervin après une chute de 200 mètres. Les spécialistes sont unanimes : dans le coin, 20 mètres auraient amplement suffi.

VAUD La fermeture des classes dans les villages est très souvent déplorée. D’autant que les habitants ont souvent déjà fait le deuil de leur office postal, de leur café et de leur commerce. Reste encore, pour les consoler, le cimetière.

VAUD La Garde aérienne suisse de sauvetage de la Rega et l’Alpine Air Ambulance du TCS sont en guerre. Plus personne pour les dépanner.

Jean Prod’hom

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Combien sont-ils ceux qui vivent jour et nuit avec des essuie-glace ?

Lui sur le trottoir moi sur la route, je croise chaque matin cet ancien élève, dix ans que ça dure. La petite tristesse qui l’habitait sur les bancs d’école a pris depuis ses quartiers et s’épanouit chaque jour davantage. Je regrette parfois de ne pas l’avoir suffisamment encouragé à la faire fleurir dehors – il écrivait bien le bougre. Je suis triste, triste de savoir qu’il y a des choses qui ne se peuvent pas, triste aussi que lui aussi n’y croie guère. A moins que,… plus tard.

Le petit vieux appuyé au montant de la barrière qui longe l’avenue des marronniers et qui peine à retrouver son souffle sourit. Il me rappelle ma mère au mois de juillet 2003. Elle avait alors juste assez de force pour en perdre un peu encore, mais pas assez pour en redemander.

Jean Prod’hom

L’étreinte lorsqu’elle se desserre

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Assailli de toutes parts, condamné pour desserrer l’étreinte à un détour par le maigre, on le voit parfois dans le ciel, les yeux fermés, tourner par larges cercles concentriques, toujours plus larges, jusqu’à disparaître et laisser place à l’incompréhensible.
C’est l’étreinte lorsqu’elle se desserre qu’écrit cet homme-là, avec dans la main quelques mots transparents et la plume légère d’une oie sauvage qui le ramène parmi nous en faisant tourbillonner un poème au-dessus du lieu qui l’avait vu se raidir.

Jean Prod’hom