
A trop prêter l’oreille à ce sur quoi l’autre s’étend, on devient muets d’abord sourds bientôt ensemble. Cette règle ne souffre d’aucune exception.
Jean Prod’hom

A trop prêter l’oreille à ce sur quoi l’autre s’étend, on devient muets d’abord sourds bientôt ensemble. Cette règle ne souffre d’aucune exception.
Jean Prod’hom

La cohorte des maoïstes, des staliniens, des trotskistes ont trouvé refuge dans le journalisme, l’instruction publique, les officines de médiation, à deux pas des champs de bataille qui font rage sans y mettre les pieds. Mais dites-moi, qu’aurait-on fait et que serait devenu le monde sans eux ? Que ferons-nous quand ils se seront tus, lorsque ces rêveurs auront rejoint le rivage des vieux combattants ?
S’il faut craindre chaque jour davantage que des enfants ne viennent armés dans les établissements scolaires et ne lâchent de dépit une rafale sur leurs camarades et leurs enseignants, ne faut-il pas s’attendre à ce que ceux-ci ne les singent pas un jour ?
Il ne faut pas s’en inquiéter pour l’instant, me dit Samuel, ce sont tous d’anciens gauchistes qui font du tir à l’arc.
Mais quand ceux-ci ne seront plus ?
Et hop! se dit-il fatigué d’avoir le cul entre deux chaises. Et il vécut debout.
Jean Prod’hom

Il y a l’intraitable pauvreté
le rock’n’roll
les reins des péniches contre les talus
les coups de pouce
il y a les bribes de conversation
les forfaits fiscaux
il y a le soleil
les tomates
et les aubergines
Jean Prod’hom