Je cherche désespérément le texte que Jean Villard Gilles a écrit en 1960 pour le théâtre du Jorat: La Grange aux Roud. Pas de trace dans les bibliothèques publiques, ni sur le NET. Pouvez-vous m’aider?
Travaux d’automne
Jorat | Bois Vuacoz
Jorat | Bois Vuacoz
Mézières
Elles se préparaient hier. Crois bien qu’elles sont parties.
« Qu’on fasse, dit Horace, perdre à un poème toutes ses jointures et ses mesures, il ne perdra point pour cela de sa qualité… » (Montaigne, Essais I. XXVI: Sur l’éducation des enfants)
« Nous connaissons aussi des régions très fertiles en vivres de toutes les façons où cependant les mets les plus ordinaires et les plus savoureux, c’était du pain, du cresson et de l’eau. » (Montaigne, Essais I.XXIII: Sur la coutume et sur le fait qu’on ne change pas)
« Durant une heure encore, je contemplai les crêtes lointaines, tandis que tout autour de moi les oiseaux chantaient et picoraient en paix. Prisonnier de mes horizons limités, j’enviai au faucon sa vision sans bornes du ciel. Les faucons évoluent sur les reliefs de l’air. Leurs yeux sphériques ignorent la platitude grise de notre vision humaine. »
Merci à Florence Grivel de s’être penchée un instant encore sur quelques-uns des restes de la vaisselle du monde.
Retour là où ça a commencé: août 1988, Kerity, Finistère. Nouvelle pêche ce soir, mais aussi, certainement, dernière pêche. Plus personne n’a confiance en l’océan; on ne le nourrit plus. On lui préfère les déchèteries. Et c’est effroyablement triste.
Audierne
Si familière et si incertaine, l’île de Sein. Sur laquelle je termine La Déménagerie (Jean-Loup Trassard), celle de la tribu des Fourboué de la Mayenne à la Sarthe, terres toutes proches et pourtant, elles aussi, si lointaines. Avec l’impression très nette que certaines îles et les mondes paysans emmènent notre avenir, intact. Rien ne serait donc perdu?
Ombre à Porz Even
La Loire en amont de Nevers. Près de Decize. Encore inconnue.
Une merveille! « C’est point qu’il était savant, le grand père Alexandre, il n’avait sûrement pas le certificat, je ne lui ai pas demandé, je ne sais même pas s’il en était question dans ce temps-là, mais il savait faire attention. Oui, observateur, on peut dire comme ça. Alors je croirais bien qu’il voyait des choses que les autres, même mon père qui était son gars, ne voyaient pas, ils ne s’intéressaient pas. Il me disait: « Regarde! » La différence entre des feuilles de bourrier qui se ressemblent et pourtant ne sont pas la même plante, la couleur des œufs dans les nids, un poil de lièvre accroché à une ronce, ou que j’seu t’i. Il m’a appris à regarder. Après, bien sûr, avec le travail qui presse, on n’a pas toujours le temps, mais maintenant je reviens à faire attention, j’ai le temps. Oui, enfin… faut que je me dépêche quand même! Mais, c’est vrai, maintenant que je suis arrivé dans ses âges je pense à mon grand-père, plus qu’avant. »