Faire le mort sans éveiller de soupçon.
Miroir de l’étang, voix graves, l’eau qui bout,
ne toucher à rien, ni faux bonds ni remous.
Bien entouré soudain et ne compter pour rien.

Faire le mort sans éveiller de soupçon.
Miroir de l’étang, voix graves, l’eau qui bout,
ne toucher à rien, ni faux bonds ni remous.
Bien entouré soudain et ne compter pour rien.

On peut évidemment commencer par le commencement, puis aller de cause en cause, de raison en raison jusqu’à la fin ; on peut également commencer par la fin et continuer, imaginer honorés les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 : un cessez-le-feu généralisé qui se prolongerait indéfiniment, une résolution heureuse des rapports marchands, le temps retrouvé.
Personne ne semble tout à fait prêt pour cette aventure, comme si au coeur de ce rêve une tension le faisait bégayer, une tension entre ce à quoi on songeait tandis que les conflits faisaient rage – vivre enfin ! –, et le désarroi que procureraient cette paix perpétuelle et le temps retrouvé – pour quoi faire ? C’est dans l’idée de lever cette crainte et préparer le chemin des générations futures que nous pourrions demander à un groupe d’hommes et de femmes courageux, triés sur le volet, de vivre comme si notre monde était en paix, avec pour seule butée celle de leur mort.
