Ma vie de chat
Mardi 5 mai 2015
Ça y est, ma vie est arrivée à son tournant. Je suis en couple, ou presque. Je le serai vraiment quand j’aurai surclassé mon rival. Mon rival ? Un ignoble, sadique et arrogant chat roux. Un caïd, un vrai. Mais moi, Grisouille, je le battrai à plate couture. Ce soir, c’est le premier round. Mais le junior, comme on l’appelle dans la maison, voudrait un gros câlin. Je ne suis pas contre, à condition de ne pas arriver en retard dans le jardin. Dernière papouille, et il m’ouvre enfin la porte.
Je sais où trouver le Rouquinet (c’est comme ça que je l’appelle), mais il y a une surprise : ELLE est là. Je n’ai aucun mot pour la décrire, si ce n’est sublime. Décidément, j’ai bien fait de me faire beau. Le concours commence. Je vous explique : On doit se montrer le plus attirant possible, par exemple en miaulant le plus fort. Moi, je m’entraine à la maison, mais je ne crois pas que cela plaise à mes maîtres. Victoire ! Devinez qui a gagné : c’est bibi ! Mais ce n’est qu’une bataille. Je m’en vais quand même avec un point d’avance. Je vais dormir à mon coin habituel. Il fait froid, mais qu’importe, de toute façon je suis heureux.

Mercredi 13 mai 2015
Depuis hier soir, je suis en dépression. J’ai passé toute la matinée couché sur le divan. J’ai mal au cœur, mais aussi à l’oeil. Il m’a battu, dans la bagarre qui s’est déroulée hier matin. Je suis peut-être encore un peu jeune pour être papa. Dehors, le soleil est au zénith : il doit être midi, Junior va bientôt rentrer, c’est ma source de réconfort et ma machine à câlins. Ça y est, il ouvre la porte. Il pose son sac puis me voit ; il comprend immédiatement ce qui s’est passé, je le vois dans ses yeux, même si je ne comprends presque pas ce qu’il me dit. Il me fait un câlin et remplit ma gamelle de croquettes. Je le remercie en ronronnant.
Jeudi 28 juillet 2015
Aujourd’hui, il y a un vide dans cette maison. Boby, l’autre chat de la maison, n’est plus là et Junior est resté assis sans rien faire dans sa chambre. Je vous replace dans le contexte : depuis deux jours, Boby bougeait de moins en moins, mais ce matin, il a même vomi ! Les parents de Junior l’ont emmené quelque part et il en est revenu avec du tissu autour de la patte et des pilules (beuark !). Mais apparemment, cela n’a pas suffi, puisqu’il a encore vomi immédiatement après, ils l’ont conduit chez le vétérinaire. Seulement, cette fois-ci, il n’est pas revenu.
Je m’empresse donc de me coller à Junior, non sans espérer de lui soutirer quelques infos. Mais il reste insensible à mes talents de persuasion. Lui qui est pourtant si doux avec moi d’habitude. Tant pis ! Je me couche sur ses genoux. Mais je ne m’attendais pas à ce qu’il pleuve sur moi ! Je reçois deux gouttes sur la tête, mais je ne bouge pas. Je sens pertinemment que la fin de cette journée sera triste…
Mardi 12 aout 2015
C’est la guerre… une guerre amicale entre Moustache – ma mère – et moi. Je perçois mes battements de coeur, ainsi que les siens. Je me faufile. Je fais volontairement un peu de bruit pour l’apeurer, puis je passe derrière elle… Et pouf : je me retrouve sur son dos. J’ai l’avantage, et elle le sait. Elle miaule, et abandonne le combat. J’ai gagné ! À moi sa portion de croquettes ! Moustache se retire en grommelant, mais je sais qu’elle s’est bien amusée. Junior me regarde, hilare. Puis retourne dans sa chambre. Ça me fait plaisir de le voir heureux.
À suivre… (peut-être)
Ça y est, ma vie est arrivée à son tournant. Je suis en couple, ou presque. Je le serai vraiment quand j’aurai surclassé mon rival. Mon rival ? Un ignoble, sadique et arrogant chat roux. Un caïd, un vrai. Mais moi, Grisouille, je le battrai à plate couture. Ce soir, c’est le premier round. Mais le junior, comme on l’appelle dans la maison, voudrait un gros câlin. Je ne suis pas contre, à condition de ne pas arriver en retard dans le jardin. Dernière papouille, et il m’ouvre enfin la porte.
Je sais où trouver le Rouquinet (c’est comme ça que je l’appelle), mais il y a une surprise : ELLE est là. Je n’ai aucun mot pour la décrire, si ce n’est sublime. Décidément, j’ai bien fait de me faire beau. Le concours commence. Je vous explique : On doit se montrer le plus attirant possible, par exemple en miaulant le plus fort. Moi, je m’entraine à la maison, mais je ne crois pas que cela plaise à mes maîtres. Victoire ! Devinez qui a gagné : c’est bibi ! Mais ce n’est qu’une bataille. Je m’en vais quand même avec un point d’avance. Je vais dormir à mon coin habituel. Il fait froid, mais qu’importe, de toute façon je suis heureux.

Mercredi 13 mai 2015
Depuis hier soir, je suis en dépression. J’ai passé toute la matinée couché sur le divan. J’ai mal au cœur, mais aussi à l’oeil. Il m’a battu, dans la bagarre qui s’est déroulée hier matin. Je suis peut-être encore un peu jeune pour être papa. Dehors, le soleil est au zénith : il doit être midi, Junior va bientôt rentrer, c’est ma source de réconfort et ma machine à câlins. Ça y est, il ouvre la porte. Il pose son sac puis me voit ; il comprend immédiatement ce qui s’est passé, je le vois dans ses yeux, même si je ne comprends presque pas ce qu’il me dit. Il me fait un câlin et remplit ma gamelle de croquettes. Je le remercie en ronronnant.
Jeudi 28 juillet 2015
Aujourd’hui, il y a un vide dans cette maison. Boby, l’autre chat de la maison, n’est plus là et Junior est resté assis sans rien faire dans sa chambre. Je vous replace dans le contexte : depuis deux jours, Boby bougeait de moins en moins, mais ce matin, il a même vomi ! Les parents de Junior l’ont emmené quelque part et il en est revenu avec du tissu autour de la patte et des pilules (beuark !). Mais apparemment, cela n’a pas suffi, puisqu’il a encore vomi immédiatement après, ils l’ont conduit chez le vétérinaire. Seulement, cette fois-ci, il n’est pas revenu.
Je m’empresse donc de me coller à Junior, non sans espérer de lui soutirer quelques infos. Mais il reste insensible à mes talents de persuasion. Lui qui est pourtant si doux avec moi d’habitude. Tant pis ! Je me couche sur ses genoux. Mais je ne m’attendais pas à ce qu’il pleuve sur moi ! Je reçois deux gouttes sur la tête, mais je ne bouge pas. Je sens pertinemment que la fin de cette journée sera triste…
Mardi 12 aout 2015
C’est la guerre… une guerre amicale entre Moustache – ma mère – et moi. Je perçois mes battements de coeur, ainsi que les siens. Je me faufile. Je fais volontairement un peu de bruit pour l’apeurer, puis je passe derrière elle… Et pouf : je me retrouve sur son dos. J’ai l’avantage, et elle le sait. Elle miaule, et abandonne le combat. J’ai gagné ! À moi sa portion de croquettes ! Moustache se retire en grommelant, mais je sais qu’elle s’est bien amusée. Junior me regarde, hilare. Puis retourne dans sa chambre. Ça me fait plaisir de le voir heureux.
À suivre… (peut-être)
Xavier
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