Des Aventures Enneigées (47-48)
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fois que Véronique prend le télésiège. Le silence s’installe entre elle et le moniteur. À l’arrivée, elle balance en avant, Nicolas tente de la rattraper mais en vain. Véronique décolle telle une pierre catapultée dans le filet tendu au-dessus du vide. Nicolas, vêtu de sa veste rouge, déchausse ses skis et revient la chercher, la tire par le col de sa veste pour la ramener à terre. Inquiète mais soulagée, elle lui lance: «Nicolas, vous êtes un miracle! Bon dieu, j’ai cru que j’allais y passer.» Il lui répond d’un ton amusé: «No souçayes m'dame, le filet est fait pour ça. Bon, prête pour une p’tite Pointe De La Marmotte?» Elle hésite un moment mais lui répond finalement: «C’est parti!»
Les deux personnes partent avec enthousiasme. Après 1 minute de préparation, Nicolas lui lance: «Véro! Une dernière petite chose; quoi qu’il arrive, garde toujours tes skis en pizza, tu débutes, c’est essentiel. Je serai pas loin alors fonce!» Après ce dernier conseil, le moniteur descend paisiblement la pente. Dix minutes s’écoulent, Nicolas décide de s’arrêter au bord de la piste pour souffler un coup comme Véronique n’est pas encore là. Alors, il en profite pour mettre un peu de beurre cacao. Pendant qu’il l’applique, son regard balaie les montagnes très joliment ensoleillées par cette belle journée. Toutes ces années de boulot, et jamais il n’avait ne serait-ce que lancé un regard sur le paysage qui l’entourait. Petit à petit, son regard dévie en direction de la forêt. Un arbre attire tout particulièrement son attention. Nicolas est comme dans une bulle, concentré. Plus il le regarde, plus il remarque tous les moindres détails du sapin, jusqu’à tomber sur une petite goutte qui se détache d’une de ses épines. Cette goutte l’obsède, c’est comme si il la voyait au ralenti. Il croit presque l’entendre. Tout à coup, quelque chose le détache de ses pensées, un cri strident. Le moniteur tourne la tête en direction du haut de la piste et aperçoit le pompon fluo du bonnet de Véronique. Elle était allongées les quatre fers en l’air dans un gros tas de neige. En agitant ses bras comme une hystérique, elle lui crie comme à son habitude :
Les deux personnes partent avec enthousiasme. Après 1 minute de préparation, Nicolas lui lance: «Véro! Une dernière petite chose; quoi qu’il arrive, garde toujours tes skis en pizza, tu débutes, c’est essentiel. Je serai pas loin alors fonce!» Après ce dernier conseil, le moniteur descend paisiblement la pente. Dix minutes s’écoulent, Nicolas décide de s’arrêter au bord de la piste pour souffler un coup comme Véronique n’est pas encore là. Alors, il en profite pour mettre un peu de beurre cacao. Pendant qu’il l’applique, son regard balaie les montagnes très joliment ensoleillées par cette belle journée. Toutes ces années de boulot, et jamais il n’avait ne serait-ce que lancé un regard sur le paysage qui l’entourait. Petit à petit, son regard dévie en direction de la forêt. Un arbre attire tout particulièrement son attention. Nicolas est comme dans une bulle, concentré. Plus il le regarde, plus il remarque tous les moindres détails du sapin, jusqu’à tomber sur une petite goutte qui se détache d’une de ses épines. Cette goutte l’obsède, c’est comme si il la voyait au ralenti. Il croit presque l’entendre. Tout à coup, quelque chose le détache de ses pensées, un cri strident. Le moniteur tourne la tête en direction du haut de la piste et aperçoit le pompon fluo du bonnet de Véronique. Elle était allongées les quatre fers en l’air dans un gros tas de neige. En agitant ses bras comme une hystérique, elle lui crie comme à son habitude :
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Les flammes du désespoir (47-48)
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et la chaussette tombe. Là, c'est le drame, mon chat bondit de mon lit en croyant que c'est un serpent et se prépare à l'attaque. Caché derrière un carton, ses griffes acérées en direction de cette pauvre chaussette, il réfléchit à un plan d'attaque. Je vois par le suite, mon chien arriver comme une fusée avec un paquet de chips dans la gueule. Mon toutou a compris que cette bataille allait être sans merci.
Ma petite sœur arrive comme une pioupiou enragée, elle a une casserole sur la tête, un fusil à bouchon dans une main, un extincteur à roulette dans l’autre et des peintures de guerre faites de chocolat fondu sur sa face. Avec les chaussures de mon père aux pieds, elle enlève la goupille de l’extincteur à l'aide de sa baguette magique. Elle dégage le tuyau, appuie à fond sur le levier de percussion et vise la chaussette tout en poussant un cri de guerre. Puis elle dit: «Tu es sauvé mon chat! Ce serpent allait te dévorer, mais ta fidèle coéquipière t'a sauvé la vie.» Elle me regarde fièrement et me dit: «T’aurais pu m'aider au lieu d'être sur ton lit, comme si on était un spectacle de cirque!» Puis elle me tourne le dos et s'en va avec le chat dans ses bras.
«C’est super Kevin, tu as bien progressé depuis la dernière fois.» dit M. Choucas. J’ouvre les yeux en larmes, et je me redresse du fauteuil. Comme à chaque séance, je revis cette terrible nuit du 14 janvier. Puis en regardant son carnet de notes, il me dit: «Ben tu vois! cet exercice n’était pas si dur que ça! Est-ce que ça t’a soulagé de revivre ce traumatisme sous une autre forme?» Je lui réponds que oui, car le fait de me transformer en ce petit chat inoffensif pendant un instant m'a fait du bien. Puis il me demande: «Si j'ai bien compris: la chaussette est ta maison? La petite soeur, c’est les pompiers? Et le chien représente les voisins? Mais alors qui est le petit garçon sur son lit?» Je lui explique que ce personnage m'a aidé à voir cette situation d'un autre angle comme si je regardais cette histoire de loin. Puis je vois mon psy se lever brusquement de son fauteuil et court appuyer sur un bouton rouge.
Ma petite sœur arrive comme une pioupiou enragée, elle a une casserole sur la tête, un fusil à bouchon dans une main, un extincteur à roulette dans l’autre et des peintures de guerre faites de chocolat fondu sur sa face. Avec les chaussures de mon père aux pieds, elle enlève la goupille de l’extincteur à l'aide de sa baguette magique. Elle dégage le tuyau, appuie à fond sur le levier de percussion et vise la chaussette tout en poussant un cri de guerre. Puis elle dit: «Tu es sauvé mon chat! Ce serpent allait te dévorer, mais ta fidèle coéquipière t'a sauvé la vie.» Elle me regarde fièrement et me dit: «T’aurais pu m'aider au lieu d'être sur ton lit, comme si on était un spectacle de cirque!» Puis elle me tourne le dos et s'en va avec le chat dans ses bras.
«C’est super Kevin, tu as bien progressé depuis la dernière fois.» dit M. Choucas. J’ouvre les yeux en larmes, et je me redresse du fauteuil. Comme à chaque séance, je revis cette terrible nuit du 14 janvier. Puis en regardant son carnet de notes, il me dit: «Ben tu vois! cet exercice n’était pas si dur que ça! Est-ce que ça t’a soulagé de revivre ce traumatisme sous une autre forme?» Je lui réponds que oui, car le fait de me transformer en ce petit chat inoffensif pendant un instant m'a fait du bien. Puis il me demande: «Si j'ai bien compris: la chaussette est ta maison? La petite soeur, c’est les pompiers? Et le chien représente les voisins? Mais alors qui est le petit garçon sur son lit?» Je lui explique que ce personnage m'a aidé à voir cette situation d'un autre angle comme si je regardais cette histoire de loin. Puis je vois mon psy se lever brusquement de son fauteuil et court appuyer sur un bouton rouge.
Douze années d'enfant (47-48)
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Je demande à ma mère si ce sera un garçon ou une fille. Elle me dit qu'elle ne le sait pas encore, et que si je veux voir ma nouvelle chambre, je dois y aller tout de suite car mon entrainement de foot commence bientôt, et je ne veux surtout pas louper un entrainement de mon sport préféré.
Je sors de la cuisine et me dépêche de monter les escaliers pour aller la découvrir. J'ouvre la porte. Elle est magnifique. Les murs sont pleins de jolis motifs peints, et le plafond aussi. Le lit est bien plus grand que le précédent, il y a une bibliothèque et un bureau rien que pour moi. La fenêtre donne une vue sur quasiment tout le village. Mais elle n'est pas encore finie: il n'y a pas encore toutes mes affaires. Ça ne fait rien, car je suis sûr que mes parents les installeront dès qu'ils pourront. Maintenant, je dois me dépêcher d'aller au foot, sinon je serai en retard.
Mon entrainement de foot s’est bien passé. L’entraîneur m’a annoncé une nouvelle merveilleuse, je suis choisi entre mes coéquipiers pour jouer le match de ce samedi en tant que capitaine. Ce match sera mon premier match de football dans un club. Je ne veux surtout pas que quelque chose aille mal. Après avoir traversé prudemment le village, j’entre dans ma maison, j’ouvre l’armoire de mon ancienne chambre, je prends mes plus beaux habits de foot, et je les pose sur le bureau de ma nouvelle chambre.
Je sors de la cuisine et me dépêche de monter les escaliers pour aller la découvrir. J'ouvre la porte. Elle est magnifique. Les murs sont pleins de jolis motifs peints, et le plafond aussi. Le lit est bien plus grand que le précédent, il y a une bibliothèque et un bureau rien que pour moi. La fenêtre donne une vue sur quasiment tout le village. Mais elle n'est pas encore finie: il n'y a pas encore toutes mes affaires. Ça ne fait rien, car je suis sûr que mes parents les installeront dès qu'ils pourront. Maintenant, je dois me dépêcher d'aller au foot, sinon je serai en retard.
Mon entrainement de foot s’est bien passé. L’entraîneur m’a annoncé une nouvelle merveilleuse, je suis choisi entre mes coéquipiers pour jouer le match de ce samedi en tant que capitaine. Ce match sera mon premier match de football dans un club. Je ne veux surtout pas que quelque chose aille mal. Après avoir traversé prudemment le village, j’entre dans ma maison, j’ouvre l’armoire de mon ancienne chambre, je prends mes plus beaux habits de foot, et je les pose sur le bureau de ma nouvelle chambre.
Un Voyage sans fin (47-48)
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«Ça y est, je l'ai trouvé ! Regarde sur la carte, c'est à cet endroit que se trouve notre objectif. Bon, il va falloir être patient car ce n'est pas la porte d'à côté !» Rachid avance normalement comme s’il ne m'écoutait pas puis, avec un air ennuyé me répond : «Je sais, j'ai déjà étudié la question.» Je lui dis alors qu'il faut tout de suite s'y mettre car autrement notre voyage sera impossible, du fait que la saison des pluies approche à grands pas. Rachid est entièrement d'accord avec moi, même s’il préférerait rester à la maison pour jouer avec mémé au Cluedo.
Trente jours plus tard, après un réveil agréable, nous entassons les dernières affaires dans notre sac à dos de cent-dix litres et, tout en mangeant notre croissant au chocolat, nous nous apprêtons à partir quand soudain, je me souviens qu'il fallait encore dire à mémé que nous partions pour quelques jours dans le désert. Et c'est depuis ce jour que nous avons quitté Fès – une ville du Maroc – pour nous rendre à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire.
Deux mois plus tard, nous arrivons dans une ville portant le magnifique nom de Walatah, au sud-est de la Mauritanie. Bon, nous aurions pu prendre un raccourci passant par le désert mais nous ne voulions pas prendre de risque. Nous pouvons nous estimer heureux d'avoir pris assez d'eau car ce n'est pas si facile de marcher dans le désert avec trois cloques au pieds, les yeux fatigués par les rayons du soleil réfléchissant sur le sable, tout en ayant les hallucinations d'une piscine bien fraiche derrière une dune. Après cette journée qui m’est parue spécialement longue, nous nous endormons à la belle étoile. Une nuit vitale si l'on veut faire le plein d'énergie pour se retrouver le lendemain sans courbatures et sans maux de tête. Dès que nous avons repris nos forces en buvant du Champomy, nous repartons pour notre voyage périlleux.
Vers quatre heures environ, alors que nous nous dirigeons vers Tombouctou, Rachid commence à manquer d'eau. Le seul problème est que nous n’en avions plus! D'un coup, il commence à faire chaud, très chaud. Nous nous soutenons mutuellement pour faire face à la chaleur; on veut arriver à l'endroit sains et saufs. Tout à coup, je m'enfonce dans un trou jusque-là invisible : «Rachid, Rachid ! m'écrié-je, je tombe.» Après avoir succombé à ma chute, je me relève et allume une torche. Je fais alors un repérage des lieux et, surpris, j'aperçois quelque chose : une entrée décorée d'une multitude de pierres luminescentes. Plusieurs torches éteintes décrivent une sorte de cercle. Je m'avance; le cœur battant, je vois au loin une ombre. Celle-ci m'est familière. J'essaie de me souvenir d'où je l'ai vue, en vain. Quand soudain elle s'approche. Je me mets alors à courir, puis subitement, elle me dit: «Attends !»
Trente jours plus tard, après un réveil agréable, nous entassons les dernières affaires dans notre sac à dos de cent-dix litres et, tout en mangeant notre croissant au chocolat, nous nous apprêtons à partir quand soudain, je me souviens qu'il fallait encore dire à mémé que nous partions pour quelques jours dans le désert. Et c'est depuis ce jour que nous avons quitté Fès – une ville du Maroc – pour nous rendre à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire.
Deux mois plus tard, nous arrivons dans une ville portant le magnifique nom de Walatah, au sud-est de la Mauritanie. Bon, nous aurions pu prendre un raccourci passant par le désert mais nous ne voulions pas prendre de risque. Nous pouvons nous estimer heureux d'avoir pris assez d'eau car ce n'est pas si facile de marcher dans le désert avec trois cloques au pieds, les yeux fatigués par les rayons du soleil réfléchissant sur le sable, tout en ayant les hallucinations d'une piscine bien fraiche derrière une dune. Après cette journée qui m’est parue spécialement longue, nous nous endormons à la belle étoile. Une nuit vitale si l'on veut faire le plein d'énergie pour se retrouver le lendemain sans courbatures et sans maux de tête. Dès que nous avons repris nos forces en buvant du Champomy, nous repartons pour notre voyage périlleux.
Vers quatre heures environ, alors que nous nous dirigeons vers Tombouctou, Rachid commence à manquer d'eau. Le seul problème est que nous n’en avions plus! D'un coup, il commence à faire chaud, très chaud. Nous nous soutenons mutuellement pour faire face à la chaleur; on veut arriver à l'endroit sains et saufs. Tout à coup, je m'enfonce dans un trou jusque-là invisible : «Rachid, Rachid ! m'écrié-je, je tombe.» Après avoir succombé à ma chute, je me relève et allume une torche. Je fais alors un repérage des lieux et, surpris, j'aperçois quelque chose : une entrée décorée d'une multitude de pierres luminescentes. Plusieurs torches éteintes décrivent une sorte de cercle. Je m'avance; le cœur battant, je vois au loin une ombre. Celle-ci m'est familière. J'essaie de me souvenir d'où je l'ai vue, en vain. Quand soudain elle s'approche. Je me mets alors à courir, puis subitement, elle me dit: «Attends !»
Le prototype (71-72)
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une pointe transperce alors ma peau et l'homme vide le contenu de la seringue dans ma jambe. Je commence à voir de plus en plus flou et, soudain, je m'endors.
6. Le prototype
Mes yeux se rouvrent petit à petit. Je commence à reprendre mes esprits alors qu'un fil de lumière m'éblouit. Je suis coincée dans un espace restreint. Je sens des légers tremblements et je comprends alors qu'on me transporte dans un coffre de voiture. Comme tout humain, je me demande : « Où allons-nous? »
Mais je n'ai pas le temps d'y penser plus longtemps, la voiture s'arrête. Des bruits de pas s'approchent de moi quand une voix d'homme dit:
- Debout là-dedans!
Une femme lui oppose:
- Calme-toi! Laisse la dormir.
- Non! Le patron veut la voir dans cinq minutes.
- Bon, alors sors-la.
Le coffre s'ouvre et l'homme me tire hors de la voiture. Je remarque que je suis ligotée. Nous entrons dans une grande pièce en béton, occupée par plusieurs hommes armés et habillés en noir. L'homme et la femme que j'avais entendus me poussent dans un long couloir qui mène à une porte blindée de bunker. Je découvre une énorme salle. Au fond, j’aperçois un robot qui fabrique quelque chose. Des écrans géants semblent afficher la salle où nous sommes, et d'autres, une maquette que j'ai du mal à observer. Au milieu, un énorme bureau et une chaise retournée.
- Vous avez trois minutes de retard, dit une voix robotique. La chaise se retourne, un homme sort un revolver et tire sur la jambe de la femme qui m'avait accompagnée. Elle se met à crier et s'écroule à terre. Je regarde sa jambe, mais ne vois rien. Pas un impact de balle. Juste une sorte de puce autour de sa jambe.
- Ne soit pas terrifiée, Lisa. C'est ça?
Je réponds d'une voix apeurée. Oui, je suis bien Lisa Gerber. Comment connaissez-vous mon nom?
- Je sais beaucoup de choses sur toi. Nous t'observons depuis plusieurs années déjà. Nous voyagions déjà avec toi en Australie, il y a 9 ans. Mais il y a quelque chose que j'aimerais savoir. Là est donc le but de ta venue.
- Je ne vous dirai rien tant que je ne saurai pas qui vous êtes.
- Pas de problèmes, je suis le chef de l'organisation EXM. Moi, mes hommes et toi transformerons cette planète avec le prototype SOFA.
6. Le prototype
Mes yeux se rouvrent petit à petit. Je commence à reprendre mes esprits alors qu'un fil de lumière m'éblouit. Je suis coincée dans un espace restreint. Je sens des légers tremblements et je comprends alors qu'on me transporte dans un coffre de voiture. Comme tout humain, je me demande : « Où allons-nous? »
Mais je n'ai pas le temps d'y penser plus longtemps, la voiture s'arrête. Des bruits de pas s'approchent de moi quand une voix d'homme dit:
- Debout là-dedans!
Une femme lui oppose:
- Calme-toi! Laisse la dormir.
- Non! Le patron veut la voir dans cinq minutes.
- Bon, alors sors-la.
Le coffre s'ouvre et l'homme me tire hors de la voiture. Je remarque que je suis ligotée. Nous entrons dans une grande pièce en béton, occupée par plusieurs hommes armés et habillés en noir. L'homme et la femme que j'avais entendus me poussent dans un long couloir qui mène à une porte blindée de bunker. Je découvre une énorme salle. Au fond, j’aperçois un robot qui fabrique quelque chose. Des écrans géants semblent afficher la salle où nous sommes, et d'autres, une maquette que j'ai du mal à observer. Au milieu, un énorme bureau et une chaise retournée.
- Vous avez trois minutes de retard, dit une voix robotique. La chaise se retourne, un homme sort un revolver et tire sur la jambe de la femme qui m'avait accompagnée. Elle se met à crier et s'écroule à terre. Je regarde sa jambe, mais ne vois rien. Pas un impact de balle. Juste une sorte de puce autour de sa jambe.
- Ne soit pas terrifiée, Lisa. C'est ça?
Je réponds d'une voix apeurée. Oui, je suis bien Lisa Gerber. Comment connaissez-vous mon nom?
- Je sais beaucoup de choses sur toi. Nous t'observons depuis plusieurs années déjà. Nous voyagions déjà avec toi en Australie, il y a 9 ans. Mais il y a quelque chose que j'aimerais savoir. Là est donc le but de ta venue.
- Je ne vous dirai rien tant que je ne saurai pas qui vous êtes.
- Pas de problèmes, je suis le chef de l'organisation EXM. Moi, mes hommes et toi transformerons cette planète avec le prototype SOFA.
Si tu regardes par terre (48-49)
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et tu te prendras un gros seau d'eau sur la tête », m’avait dit le gamin.
Il avait aussi décrit le paysage qui m'entoure maintenant. Plus j'y songe, plus je me rends compte que ses phrases semblaient ironiques mais que c'était aussi la description la plus parfaite.
La cascade en face de moi semble presque rose grâce à la lumière du soleil qui filtre à travers la brèche remplie de cristaux de couleur cerise. À ma gauche, une crevasse a été creusée par l'eau. Des fougères géantes dépassent de la brèche. Les pointes de ces plantes vertes donnent l'impression qu'il y a une sortie, car elles se balancent au rythme d'une légère brise. Pourtant, je ne vois aucune ouverture par laquelle le vent entre. Cette caverne est immense et il est sûrement possible qu'un passage secret se dissimule ici ou là sous le lierre.
La pierre semble s'effriter par endroits. À ma droite, la roche est noire, comme du charbon. En réfléchissant, je me dis que c'est tout à fait possible. Je m'avance vers la cascade, et vois qu’elle sort d’un pan du mur où un trou assez large pour que je m'y faufile est foré.
Si je parviens à m'échapper, je rentrerai chez moi. Je m'installerai devant mon bureau, et j'écrirai. Je raconterai dans un texte comme cette grotte est magnifique, comme la sensation que j'éprouve est étrange. Mais je n'ai pas le temps de songer à ça plus longtemps car j'entends soudain une voix douce.
Une femme, comme sortie de nulle part, me parle:
- Sais-tu pourquoi tu es ici?
- Si je le savais, je saurais comment sortir. Et d'abord, qui êtes-vous?
- Qui je suis n'a pas d'importance. Tu es ici parce que tu n'as pas voulu croire quelqu'un à cause d’un préjugé. Comme beaucoup d'humains semblables à toi, tu ne peux pas admettre qu'un enfant encore bien jeune dise une vérité.
- Mais, je ne savais pas…
- Évidemment que tu ne savais pas. C'est pour ça que tu es ici. Tu apprendras dans cet endroit des choses auxquelles tu n’avais
Il avait aussi décrit le paysage qui m'entoure maintenant. Plus j'y songe, plus je me rends compte que ses phrases semblaient ironiques mais que c'était aussi la description la plus parfaite.
La cascade en face de moi semble presque rose grâce à la lumière du soleil qui filtre à travers la brèche remplie de cristaux de couleur cerise. À ma gauche, une crevasse a été creusée par l'eau. Des fougères géantes dépassent de la brèche. Les pointes de ces plantes vertes donnent l'impression qu'il y a une sortie, car elles se balancent au rythme d'une légère brise. Pourtant, je ne vois aucune ouverture par laquelle le vent entre. Cette caverne est immense et il est sûrement possible qu'un passage secret se dissimule ici ou là sous le lierre.
La pierre semble s'effriter par endroits. À ma droite, la roche est noire, comme du charbon. En réfléchissant, je me dis que c'est tout à fait possible. Je m'avance vers la cascade, et vois qu’elle sort d’un pan du mur où un trou assez large pour que je m'y faufile est foré.
Si je parviens à m'échapper, je rentrerai chez moi. Je m'installerai devant mon bureau, et j'écrirai. Je raconterai dans un texte comme cette grotte est magnifique, comme la sensation que j'éprouve est étrange. Mais je n'ai pas le temps de songer à ça plus longtemps car j'entends soudain une voix douce.
Une femme, comme sortie de nulle part, me parle:
- Sais-tu pourquoi tu es ici?
- Si je le savais, je saurais comment sortir. Et d'abord, qui êtes-vous?
- Qui je suis n'a pas d'importance. Tu es ici parce que tu n'as pas voulu croire quelqu'un à cause d’un préjugé. Comme beaucoup d'humains semblables à toi, tu ne peux pas admettre qu'un enfant encore bien jeune dise une vérité.
- Mais, je ne savais pas…
- Évidemment que tu ne savais pas. C'est pour ça que tu es ici. Tu apprendras dans cet endroit des choses auxquelles tu n’avais
Une autre vie (47-48)
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Oooooh non...
Je viens de m’apercevoir du fait que je l'ai oublié.
Tandis que je fouillais dans mes feuilles, la scène m'est alors revenue à l'esprit. Au fond de la classe, dans la fourre bleue…
Bon du coup, il me faudra aller le chercher en longeant les casiers et en passant "à travers" les murs, sans me faire voir. Mais bon, ça devrait jouer, étant donné qu'ils ne savent pas. Et puis l'école n'est pas loin, à 20 minutes de marche, pas plus. Je n'irai pas en bus, au risque de me faire surprendre. J'enfile ma veste et mes chaussures et j'ouvre la porte. Le grincement aigu de cette dernière fait réagir ma mère occupée au premier étage: « Tu vas où ? » dit elle.
Je réponds d’une voix forte: « Je sors vite fait. »
Pas de réponse.
Je referme la porte et je descends les marches de l’escalier. Je dois ensuite prendre à droite pour passer devant la maison délabrée du vieux James dont les façades sont bordées de lierre. Selon mes parents, elle était très belle à l’époque. Tout comme sa maison, le vieux arrive au bout de sa vie. En longeant la haie verdoyante de la route, on débouche sur un petit rond-point avec une petite fontaine au milieu. La deuxième sortie, celle qu'il faut prendre pour aller à l'école, donne sur le chemin des Champs. Ce dernier est bordé d'un côté par la rivière, de l’autre par une série de bâtiments de couleur monotone. Il débouche sur un croisement. D’un côté le Central, de l'autre l'arrêt de bus. Je ne m’y arrête pas cette fois, vous l'aurez sûrement compris. C'est d'ailleurs dommage.
Je viens de m’apercevoir du fait que je l'ai oublié.
Tandis que je fouillais dans mes feuilles, la scène m'est alors revenue à l'esprit. Au fond de la classe, dans la fourre bleue…
Bon du coup, il me faudra aller le chercher en longeant les casiers et en passant "à travers" les murs, sans me faire voir. Mais bon, ça devrait jouer, étant donné qu'ils ne savent pas. Et puis l'école n'est pas loin, à 20 minutes de marche, pas plus. Je n'irai pas en bus, au risque de me faire surprendre. J'enfile ma veste et mes chaussures et j'ouvre la porte. Le grincement aigu de cette dernière fait réagir ma mère occupée au premier étage: « Tu vas où ? » dit elle.
Je réponds d’une voix forte: « Je sors vite fait. »
Pas de réponse.
Je referme la porte et je descends les marches de l’escalier. Je dois ensuite prendre à droite pour passer devant la maison délabrée du vieux James dont les façades sont bordées de lierre. Selon mes parents, elle était très belle à l’époque. Tout comme sa maison, le vieux arrive au bout de sa vie. En longeant la haie verdoyante de la route, on débouche sur un petit rond-point avec une petite fontaine au milieu. La deuxième sortie, celle qu'il faut prendre pour aller à l'école, donne sur le chemin des Champs. Ce dernier est bordé d'un côté par la rivière, de l’autre par une série de bâtiments de couleur monotone. Il débouche sur un croisement. D’un côté le Central, de l'autre l'arrêt de bus. Je ne m’y arrête pas cette fois, vous l'aurez sûrement compris. C'est d'ailleurs dommage.
L'Aventure d'un homme (47-48)
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Et là, je l’aperçois. L’homme de l’auberge d’il y a trois semaines se trouve là, sur cette colline. Je me précipite vers lui afin de prendre de ses nouvelles. Entendant le bruit de mes pas précipités, il se retourne comme s’il savait que quelqu’un s’apprêtait à lui adresser la parole. Il avait un air étonné et heureux en me voyant.
- Excusez-moi, c’est bien vous que j’ai vu à l’auberge l’autre jour ? dis-je d’un ton amical.
- Oui, c’est bien moi! s’exclame-t-il.
Après avoir discuté quelques instants, il me demande:
- Mais au fait, où avez-vous prévu de dormir ce soir ?
C’est vrai, j’ai oublié que la nuit sera tombée dans moins de deux heures et que je n’ai toujours pas d’endroit où dormir. Je regarde l’horizon tout en y cherchant un lieu adéquat pour mon campement, tandis que le silence règne, et que cet homme me fixe d’un air légèrement insistant en attendant une réponse de ma part.
Et là, je la vois. Une petite mais imposante montagne qui s’élève en face de moi, petite au milieu des autres montagnes, beaucoup plus grandes. Mais en réalité, elle aussi a une taille démesurée. A son pied, à gauche, quelques vaches broutent de l’herbe. A droite de celle-ci, une petite chaumière et un bosquet décorent ce magnifique paysage. La cime de cette montagne me semble idéale pour y installer une tente et pour y faire un feu de camp. En baissant mon regard attentif, je parcours avec mes yeux la face rocailleuse de la montagne tout en espérant y dénicher un chemin pour monter jusqu’au sommet. Satisfait, je me retourne vers l’homme qui attend patiemment ma réponse.
-Là! dis-je en pointant du doigt cette superbe montagne.
Oui, c’est celle-là. Elle m’avait choisi et je l’avais choisie en retour. Plus je la regarde, plus je suis impressionné par sa singularité et pas sa beauté inexprimable. Je suis sûr, c’est là que je dormirai ce soir. Et personne ne m’en empêchera, même si je dois traverser ses flancs rocheux et ses fabuleux pâturages verts. Après avoir traversé l’Océan Pacifique en radeau, survécu dans l’Amazonie, travaillé dans une maison de retraite et traversé le désert de Gobi en chameau, je vais escalader cette montagne en moins de deux heures. L’homme d’un air fasciné me demande curieusement et simplement pourquoi
- Excusez-moi, c’est bien vous que j’ai vu à l’auberge l’autre jour ? dis-je d’un ton amical.
- Oui, c’est bien moi! s’exclame-t-il.
Après avoir discuté quelques instants, il me demande:
- Mais au fait, où avez-vous prévu de dormir ce soir ?
C’est vrai, j’ai oublié que la nuit sera tombée dans moins de deux heures et que je n’ai toujours pas d’endroit où dormir. Je regarde l’horizon tout en y cherchant un lieu adéquat pour mon campement, tandis que le silence règne, et que cet homme me fixe d’un air légèrement insistant en attendant une réponse de ma part.
Et là, je la vois. Une petite mais imposante montagne qui s’élève en face de moi, petite au milieu des autres montagnes, beaucoup plus grandes. Mais en réalité, elle aussi a une taille démesurée. A son pied, à gauche, quelques vaches broutent de l’herbe. A droite de celle-ci, une petite chaumière et un bosquet décorent ce magnifique paysage. La cime de cette montagne me semble idéale pour y installer une tente et pour y faire un feu de camp. En baissant mon regard attentif, je parcours avec mes yeux la face rocailleuse de la montagne tout en espérant y dénicher un chemin pour monter jusqu’au sommet. Satisfait, je me retourne vers l’homme qui attend patiemment ma réponse.
-Là! dis-je en pointant du doigt cette superbe montagne.
Oui, c’est celle-là. Elle m’avait choisi et je l’avais choisie en retour. Plus je la regarde, plus je suis impressionné par sa singularité et pas sa beauté inexprimable. Je suis sûr, c’est là que je dormirai ce soir. Et personne ne m’en empêchera, même si je dois traverser ses flancs rocheux et ses fabuleux pâturages verts. Après avoir traversé l’Océan Pacifique en radeau, survécu dans l’Amazonie, travaillé dans une maison de retraite et traversé le désert de Gobi en chameau, je vais escalader cette montagne en moins de deux heures. L’homme d’un air fasciné me demande curieusement et simplement pourquoi
Une lune de miel (pages 48-51)
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Le vol dure depuis déjà plus de six heures et j'ai vraiment besoin de me dégourdir les jambes. Il faisait mauvais temps quand nous avons décollé, j'espère que le temps sera meilleur pour notre lune de miel. Je tourne la tête et observe mon mari. Mon mari... Cela me faisait vraiment bizarre de dire "mon mari" mais je suis étonnée de voir que cela devient une habitude. Il dort paisiblement. Je dirige mon regard vers le hublot et je n'en crois pas mes yeux. Je sursaute à l'annonce du steward:
« Mesdames et messieurs, j'espère que vous passez un agréable moment à bord de l'Emirates. Nous sommes actuellement à 10'000 mètres d'altitude, nous arriverons dans un peu moins d’une heure, nous vous demandons donc de rattacher vos ceintures, de redresser vos sièges et les petits tablettes devant vous. Nous allons entamer la descente, merci de votre attention. »
Je réveille mon mari et lui attache sa ceinture en lui répétant les explications du steward. Je le chouchoute en essayant de lui soutirer des informations sur la destination finale de notre lune de miel.
« Non, je ne te dirai rien, tu peux essayer tout ce que tu veux, ça ne me fera pas changer d’avis. »
Je me tourne vers le hublot, en soupirant, pour le reste du vol.
Après avoir récupéré nos bagages, nous nous dirigeons vers une voiture noire aux vitres teintées. Mais avant que je monte, mon mari me prend par surprise en me bandant les yeux.
« Ma chère femme que j'aime tant, je tiens ma parole et garde la surprise jusqu'au bout. »
Je souris bêtement et je me rends compte de la chance que j'ai d'avoir épousé cet homme presque parfait. Je monte à l'aide du chauffeur et j’attache ma ceinture comme à mon habitude. J'entends chaque petit bruit. La voiture démarre et mon conjoint me prend la main.
Vingt-cinq minutes de route, nous nous arrêtons et je sors de la voiture. Mon mari me chuchote à l'oreille que je vais être surprise. Nous nous dirigeons main dans la main vers un endroit qui jusqu'à maintenant m'est inconnu. Je suis heureuse de pouvoir sentir de l'air frais mais cela ne dure pas longtemps car nous entrons dans un immeuble et je me retrouve directement dans un ascenseur. Tout me semble calme, je sens la respiration régulière de mon mari, je me colle contre son torse et j'écoute les battements de son cœur qui s'accélèrent. L'ascension me paraît interminable et j'entends enfin le bruit des portes qui s'ouvrent. Mon cœur s'accélère aussi. Je serre la main de mon amour en attendant qu'il ouvre une porte. Je marche encore un ou deux mètres.
« Arrête-toi. »
Sa voix est stressée, il me retire enfin le bandeau. Je suis bouche-bée, la vue est magnifique. Je m'avance et ouvre la porte-fenêtre donnant sur un immense balcon. J'entends ses pas, ils suivent les miens mais il ne dit rien, d'ailleurs je n'ai pas prononcé un mot depuis notre arrivée. Le soleil commence à se coucher sur l'océan qui me paraît interminable. Je n'ai jamais vu une plage aussi grande. Il y a aussi une allée avec des palmiers. Je ne perçois aucun bruit de voitures, mais le bruit des vagues me rappelle mon enfance. J'ai vraiment l’impression d'être dans un film, j'ai presque envie de me pincer pour savoir si je rêve ou pas. Je me retourne. Mon mari m'observe. J'arrive à articuler quelques mots:
« C'est magnifique. »
Je me précipite sur lui et l'embrasse. Je rentre pour observer la chambre, je me rends compte que c’est une suite. Le lit est immense. Un salon se trouve dans la pièce à côté, avec une cuisinette qui a l'air toute neuve. Une salle de bain équipée d'une douche et d'une baignoire, deux lavabos immenses et un miroir qui prend presque tout le mur. Je m'observe et j'ai l'air vraiment heureuse. Je sors pour retrouver mon mari qui est resté sur le balcon.
« Je dois t'annoncer quelque chose de très important… »
« Mesdames et messieurs, j'espère que vous passez un agréable moment à bord de l'Emirates. Nous sommes actuellement à 10'000 mètres d'altitude, nous arriverons dans un peu moins d’une heure, nous vous demandons donc de rattacher vos ceintures, de redresser vos sièges et les petits tablettes devant vous. Nous allons entamer la descente, merci de votre attention. »
Je réveille mon mari et lui attache sa ceinture en lui répétant les explications du steward. Je le chouchoute en essayant de lui soutirer des informations sur la destination finale de notre lune de miel.
« Non, je ne te dirai rien, tu peux essayer tout ce que tu veux, ça ne me fera pas changer d’avis. »
Je me tourne vers le hublot, en soupirant, pour le reste du vol.
Après avoir récupéré nos bagages, nous nous dirigeons vers une voiture noire aux vitres teintées. Mais avant que je monte, mon mari me prend par surprise en me bandant les yeux.
« Ma chère femme que j'aime tant, je tiens ma parole et garde la surprise jusqu'au bout. »
Je souris bêtement et je me rends compte de la chance que j'ai d'avoir épousé cet homme presque parfait. Je monte à l'aide du chauffeur et j’attache ma ceinture comme à mon habitude. J'entends chaque petit bruit. La voiture démarre et mon conjoint me prend la main.
Vingt-cinq minutes de route, nous nous arrêtons et je sors de la voiture. Mon mari me chuchote à l'oreille que je vais être surprise. Nous nous dirigeons main dans la main vers un endroit qui jusqu'à maintenant m'est inconnu. Je suis heureuse de pouvoir sentir de l'air frais mais cela ne dure pas longtemps car nous entrons dans un immeuble et je me retrouve directement dans un ascenseur. Tout me semble calme, je sens la respiration régulière de mon mari, je me colle contre son torse et j'écoute les battements de son cœur qui s'accélèrent. L'ascension me paraît interminable et j'entends enfin le bruit des portes qui s'ouvrent. Mon cœur s'accélère aussi. Je serre la main de mon amour en attendant qu'il ouvre une porte. Je marche encore un ou deux mètres.
« Arrête-toi. »
Sa voix est stressée, il me retire enfin le bandeau. Je suis bouche-bée, la vue est magnifique. Je m'avance et ouvre la porte-fenêtre donnant sur un immense balcon. J'entends ses pas, ils suivent les miens mais il ne dit rien, d'ailleurs je n'ai pas prononcé un mot depuis notre arrivée. Le soleil commence à se coucher sur l'océan qui me paraît interminable. Je n'ai jamais vu une plage aussi grande. Il y a aussi une allée avec des palmiers. Je ne perçois aucun bruit de voitures, mais le bruit des vagues me rappelle mon enfance. J'ai vraiment l’impression d'être dans un film, j'ai presque envie de me pincer pour savoir si je rêve ou pas. Je me retourne. Mon mari m'observe. J'arrive à articuler quelques mots:
« C'est magnifique. »
Je me précipite sur lui et l'embrasse. Je rentre pour observer la chambre, je me rends compte que c’est une suite. Le lit est immense. Un salon se trouve dans la pièce à côté, avec une cuisinette qui a l'air toute neuve. Une salle de bain équipée d'une douche et d'une baignoire, deux lavabos immenses et un miroir qui prend presque tout le mur. Je m'observe et j'ai l'air vraiment heureuse. Je sors pour retrouver mon mari qui est resté sur le balcon.
« Je dois t'annoncer quelque chose de très important… »
Petite recherche
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Dire à quelqu’un
Prise en compte de l’auditoire
Bord gauche et introduction / Bord droite et conclusion
Plan de la présentation et réalisation (verticalité-horizontalité)
Distinction des différents émetteurs (prise en charge des énoncés)
Consistance syntaxique, phénomènes de reprise
Tempo et articulation / Choix du lexique et bric-à-brac
Dire quelque chose
Présentation de la problématique
Méthode
Eléments recherchés
Résultats
Bilan et posture critique
Cohérence de l’ensemble
Prise en compte de l’auditoire
Bord gauche et introduction / Bord droite et conclusion
Plan de la présentation et réalisation (verticalité-horizontalité)
Distinction des différents émetteurs (prise en charge des énoncés)
Consistance syntaxique, phénomènes de reprise
Tempo et articulation / Choix du lexique et bric-à-brac
Dire quelque chose
Présentation de la problématique
Méthode
Eléments recherchés
Résultats
Bilan et posture critique
Cohérence de l’ensemble
Le Grand Meaulnes
Le Pensionnaire
Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189...
Je continue à dire "chez nous", bien que la maison ne nous appartienne plus. Nous avons quitté le pays depuis bientôt quinze ans et nous n'y reviendrons certainement jamais.
Nous habitions les bâtiments du Cours Supérieur de Sainte-Agathe. Mon père, que j'appelais M. Seurel, comme les autres élèves, y dirigeait à la fois le Cours Supérieur, où l'on préparait le brevet d'instituteur, et le Cours Moyen. Ma mère faisait la petite classe.
Une longue maison rouge, avec cinq portes vitrées, sous des vignes vierges, à l'extrémité du bourg ; une cour immense avec préaux et buanderie, qui ouvrait en avant sur le village par un grand portail ; sur le côté nord, la route où donnait une petite grille et qui menait vers La Gare, à trois kilomètres ; au sud et par derrière, des champs, des jardins et des prés qui rejoignaient les faubourgs... tel est le plan sommaire de cette demeure où s'écoulèrent les jours les plus tourmentés et les plus chers de ma vie — demeure d'où partirent et où revinrent se briser, comme des vagues sur un rocher désert, nos aventures.
Le hasard des "changements", une décision d'inspecteur ou de préfet nous avaient conduits là. Vers la fin des vacances, il y a bien longtemps, une voiture de paysan, qui précédait notre ménage, nous avait déposés, ma mère et moi, devant la petite grille rouillée. Des gamins qui volaient des pêches dans le jardin s'étaient enfuis silencieusement par les trous de la haie... Ma mère, que nous appelions Millie, et qui était bien la ménagère la plus méthodique que j'aie jamais connue, était entrée aussitôt dans les pièces remplies de paille poussiéreuse, et tout de suite elle avait constaté avec désespoir, comme à chaque "déplacement", que nos meubles ne tiendraient jamais dans une maison si mal construite... Elle était sortie pour me confier sa détresse. Tout en me parlant, elle avait essuyé doucement avec son mouchoir ma figure d'enfant noircie par le voyage. Puis elle était rentrée faire le compte de toutes les ouvertures qu'il allait falloir condamner pour rendre le logement habitable... Quant à moi, coiffé d'un grand chapeau de paille à rubans, j'étais resté là, sur le gravier de cette cour étrangère, à attendre, à fureter petitement autour du puits et sous le hangar.
C'est ainsi, du moins, que j'imagine aujourd'hui notre arrivée. Car aussitôt que je veux retrouver le lointain souvenir de cette première soirée d'attente dans notre cour de Sainte-Agathe, déjà ce sont d'autres attentes que je me rappelle ; déjà, les deux mains appuyées aux barreaux du portail, je me vois épiant avec anxiété quelqu'un qui va descendre la grand'rue. Et si j'essaie d'imaginer la première nuit que je dus passer dans ma mansarde, au milieu des greniers du premier étage, déjà ce sont d'autres nuits que je me rappelle ; je ne suis plus seul dans cette chambre ; une grande ombre inquiète et amie passe le long des murs et se promène. Tout ce paysage paisible — l'école, le champ du père Martin, avec ses trois noyers, le jardin dès quatre heures envahi chaque jour par des femmes en visite — est à jamais, dans ma mémoire, agité, transformé par la présence de celui qui bouleversa toute notre adolescence et dont la fuite même ne nous a pas laissé de repos. Nous étions pourtant depuis dix ans dans ce pays lorsque Meaulnes arriva.
Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189...
Je continue à dire "chez nous", bien que la maison ne nous appartienne plus. Nous avons quitté le pays depuis bientôt quinze ans et nous n'y reviendrons certainement jamais.
Nous habitions les bâtiments du Cours Supérieur de Sainte-Agathe. Mon père, que j'appelais M. Seurel, comme les autres élèves, y dirigeait à la fois le Cours Supérieur, où l'on préparait le brevet d'instituteur, et le Cours Moyen. Ma mère faisait la petite classe.
Une longue maison rouge, avec cinq portes vitrées, sous des vignes vierges, à l'extrémité du bourg ; une cour immense avec préaux et buanderie, qui ouvrait en avant sur le village par un grand portail ; sur le côté nord, la route où donnait une petite grille et qui menait vers La Gare, à trois kilomètres ; au sud et par derrière, des champs, des jardins et des prés qui rejoignaient les faubourgs... tel est le plan sommaire de cette demeure où s'écoulèrent les jours les plus tourmentés et les plus chers de ma vie — demeure d'où partirent et où revinrent se briser, comme des vagues sur un rocher désert, nos aventures.
Le hasard des "changements", une décision d'inspecteur ou de préfet nous avaient conduits là. Vers la fin des vacances, il y a bien longtemps, une voiture de paysan, qui précédait notre ménage, nous avait déposés, ma mère et moi, devant la petite grille rouillée. Des gamins qui volaient des pêches dans le jardin s'étaient enfuis silencieusement par les trous de la haie... Ma mère, que nous appelions Millie, et qui était bien la ménagère la plus méthodique que j'aie jamais connue, était entrée aussitôt dans les pièces remplies de paille poussiéreuse, et tout de suite elle avait constaté avec désespoir, comme à chaque "déplacement", que nos meubles ne tiendraient jamais dans une maison si mal construite... Elle était sortie pour me confier sa détresse. Tout en me parlant, elle avait essuyé doucement avec son mouchoir ma figure d'enfant noircie par le voyage. Puis elle était rentrée faire le compte de toutes les ouvertures qu'il allait falloir condamner pour rendre le logement habitable... Quant à moi, coiffé d'un grand chapeau de paille à rubans, j'étais resté là, sur le gravier de cette cour étrangère, à attendre, à fureter petitement autour du puits et sous le hangar.
C'est ainsi, du moins, que j'imagine aujourd'hui notre arrivée. Car aussitôt que je veux retrouver le lointain souvenir de cette première soirée d'attente dans notre cour de Sainte-Agathe, déjà ce sont d'autres attentes que je me rappelle ; déjà, les deux mains appuyées aux barreaux du portail, je me vois épiant avec anxiété quelqu'un qui va descendre la grand'rue. Et si j'essaie d'imaginer la première nuit que je dus passer dans ma mansarde, au milieu des greniers du premier étage, déjà ce sont d'autres nuits que je me rappelle ; je ne suis plus seul dans cette chambre ; une grande ombre inquiète et amie passe le long des murs et se promène. Tout ce paysage paisible — l'école, le champ du père Martin, avec ses trois noyers, le jardin dès quatre heures envahi chaque jour par des femmes en visite — est à jamais, dans ma mémoire, agité, transformé par la présence de celui qui bouleversa toute notre adolescence et dont la fuite même ne nous a pas laissé de repos. Nous étions pourtant depuis dix ans dans ce pays lorsque Meaulnes arriva.
Le Grand Meaulnes, 1913
En utilisant ses moyens de référence, l’élève sera capable - d’écrire ce texte, sous dictée; - de saisir l’organisation du Bescherelle; - de trouver dans le Bescherelle la section où est traité tel ou tel point; - d’identifier la classe grammaticale de chacun des mots; - d’identifier les groupes de mots et de reconnaître leur fonction; - de repérer les phrases et les propositions; - de reconnaître les verbes et le temps auquel ils sont conjugués.
A propos de... (histoire)
Rangé dans:Dire
Présentation
Le texte qui informe
Le compte-rendu
L1 34 — Produire des textes oraux de genres différents adaptés aux situations d'énonciation…
Planification de la production orale en tenant compte des caractéristiques du genre choisi et des préparations qu'elle suppose

C’est ici :
le présenter à un public
évoquer son auteur
parler des autres livres de cet auteur
interroger le titre
parler de l’édition
déterminer le genre de texte
dégager les thèmes qui y sont abordés
en approfondir un
écrire quelques mots au tableau qui méritent d’être retenus
raconter ce qui a présidé à la lecture de ce livre
lire un ou deux passages et justifier son choix
analyser ses impressions de lecture
lister les qualités et les défauts
puiser à d’autres sources et les mentionner
...
Mais c’est aussi ici :
introduire son propos en séduisant son auditoire
regrouper ce qu’on va dire en plusieurs moments
annoncer les différents moments de ce qu’on va dire
dire ce qu’on a dit qu’on allait dire
n’avoir sous les yeux qu’un timbre-poste avec les mots-clés
retenir l’attention de ses camarades
conclure
Le texte qui informe
Le compte-rendu
L1 34 — Produire des textes oraux de genres différents adaptés aux situations d'énonciation…
Planification de la production orale en tenant compte des caractéristiques du genre choisi et des préparations qu'elle suppose

C’est ici :
le présenter à un public
évoquer son auteur
parler des autres livres de cet auteur
interroger le titre
parler de l’édition
déterminer le genre de texte
dégager les thèmes qui y sont abordés
en approfondir un
écrire quelques mots au tableau qui méritent d’être retenus
raconter ce qui a présidé à la lecture de ce livre
lire un ou deux passages et justifier son choix
analyser ses impressions de lecture
lister les qualités et les défauts
puiser à d’autres sources et les mentionner
...
Mais c’est aussi ici :
introduire son propos en séduisant son auditoire
regrouper ce qu’on va dire en plusieurs moments
annoncer les différents moments de ce qu’on va dire
dire ce qu’on a dit qu’on allait dire
n’avoir sous les yeux qu’un timbre-poste avec les mots-clés
retenir l’attention de ses camarades
conclure