Laïus, topo et cliché

Elric

Si tu regardes par terre (48-49)

et tu te prendras un gros seau d'eau sur la tête », m’avait dit le gamin.
Il avait aussi décrit le paysage qui m'entoure maintenant. Plus j'y songe, plus je me rends compte que ses phrases semblaient ironiques mais que c'était aussi la description la plus parfaite.
La cascade en face de moi semble presque rose grâce à la lumière du soleil qui filtre à travers la brèche remplie de cristaux de couleur cerise. À ma gauche, une crevasse a été creusée par l'eau. Des fougères géantes dépassent de la brèche. Les pointes de ces plantes vertes donnent l'impression qu'il y a une sortie, car elles se balancent au rythme d'une légère brise. Pourtant, je ne vois aucune ouverture par laquelle le vent entre. Cette caverne est immense et il est sûrement possible qu'un passage secret se dissimule ici ou là sous le lierre.
La pierre semble s'effriter par endroits. À ma droite, la roche est noire, comme du charbon. En réfléchissant, je me dis que c'est tout à fait possible. Je m'avance vers la cascade, et vois qu’elle sort d’un pan du mur où un trou assez large pour que je m'y faufile est foré.
Si je parviens à m'échapper, je rentrerai chez moi. Je m'installerai devant mon bureau, et j'écrirai. Je raconterai dans un texte comme cette grotte est magnifique, comme la sensation que j'éprouve est étrange. Mais je n'ai pas le temps de songer à ça plus longtemps car j'entends soudain une voix douce.
Une femme, comme sortie de nulle part, me parle:
- Sais-tu pourquoi tu es ici?
- Si je le savais, je saurais comment sortir. Et d'abord, qui êtes-vous?
- Qui je suis n'a pas d'importance. Tu es ici parce que tu n'as pas voulu croire quelqu'un à cause d’un préjugé. Comme beaucoup d'humains semblables à toi, tu ne peux pas admettre qu'un enfant encore bien jeune dise une vérité.
- Mais, je ne savais pas…
- Évidemment que tu ne savais pas. C'est pour ça que tu es ici. Tu apprendras dans cet endroit des choses auxquelles tu n’avais
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