Laïus, topo et cliché

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Une autre vie (47-48)

Oooooh non...
Je viens de m’apercevoir du fait que je l'ai oublié.
Tandis que je fouillais dans mes feuilles, la scène m'est alors revenue à l'esprit. Au fond de la classe, dans la fourre bleue…
Bon du coup, il me faudra aller le chercher en longeant les casiers et en passant "à travers" les murs, sans me faire voir. Mais bon, ça devrait jouer, étant donné qu'ils ne savent pas. Et puis l'école n'est pas loin, à 20 minutes de marche, pas plus. Je n'irai pas en bus, au risque de me faire surprendre. J'enfile ma veste et mes chaussures et j'ouvre la porte. Le grincement aigu de cette dernière fait réagir ma mère occupée au premier étage: « Tu vas où ? » dit elle.
Je réponds d’une voix forte: « Je sors vite fait. »
Pas de réponse.
Je referme la porte et je descends les marches de l’escalier. Je dois ensuite prendre à droite pour passer devant la maison délabrée du vieux James dont les façades sont bordées de lierre. Selon mes parents, elle était très belle à l’époque. Tout comme sa maison, le vieux arrive au bout de sa vie. En longeant la haie verdoyante de la route, on débouche sur un petit rond-point avec une petite fontaine au milieu. La deuxième sortie, celle qu'il faut prendre pour aller à l'école, donne sur le chemin des Champs. Ce dernier est bordé d'un côté par la rivière, de l’autre par une série de bâtiments de couleur monotone. Il débouche sur un croisement. D’un côté le Central, de l'autre l'arrêt de bus. Je ne m’y arrête pas cette fois, vous l'aurez sûrement compris. C'est d'ailleurs dommage.





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