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Je ne suis pas superstitieux parce que ça porte malheur mais par nécessité.
Si je n’ai rien écrit plus tôt c’est parce que je n’avais rien à dire. C’est pour cette même raison que je me suis mis à écrire chaque jour.
Essaie sans y parvenir de concevoir le lien qui m’unirait, si j’avais un frère, au beau-frère de ma belle-soeur. Me perds lorsque je m’y attelle dans un immense territoire de terre sèche, à égale distance de ceux que je ne connais ni d’Adam ni d’Eve et des miens que je crois bien connaître, un territoire qui a la consistance des limbes.
Jean Prod’hom