Dehors l’automne croise le printemps

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Cher Pierre,
Le jour se lève : à mon tour de conduire Arthur à Peney ; je le laisse devant le dépôt de Marc-André, redescends par Villars-Mendraz, le stand de tir, Mont-Frioud et Hermenches.

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Sandra, Louise et Lili sont debout ; nous décidons de déposer les deux filles à Thierrens, puis de prendre du bon temps,... continuer jusqu’à Yverdon, traverser la ville une première fois dans un sens, puis une seconde dans l’autre, boire un café en face de la statue de Pestalozzi, goger dans l’eau chaude des bains thermaux, parler de tout et de rien. Et revenir en nous arrêtant à Yvonand où l'on mange d’excellents filets de perches, il pleuvine, les rives du lac sont pauvres. Pour éviter la déviation de Donneloye, on passe par Rovray.
Je ramène de cette escapade un second mot à placer dans la galerie des horreurs lexicales. C’est le mot rapetissir – un mot qui n’existe pas – et que j’ai entendu à trois reprises dans le grand bassin des Bains d’Yverdon : à l’infinitif, au présent et dans sa forme participiale. Rapetisser, le verbe agréé, ne me réjouit pas non plus. on ne peut à la fois faire court et autant de bruit.
Sandra descend à l’hôpital, je termine la chronique de Monika, son retour à Vucherens, les portraits des ses proches, leurs silences, leurs travers, leurs secrets. 
Dehors l’automne croise le printemps, le jaune des érables imite celui des forsythias, le temps semble revenir sur ses pas. Les feuilles des cerisiers prennent la couleur des cerises, celles des chênes la couleur du miel, celles des sorbiers la couleur du raisin.
Nous passons une belle soirée avec Michel, les enfants ne vont pas se coucher trop tard, tout le monde dort avant 23 heures.

Jean Prod’hom


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